Que ma langue soit comme la plume d’un habile écrivain (Psaumes 45:1)

Cette prière a du sens pour chacun d’entre nous qui avons besoin d’apprendre tout au long de notre vie à contrôler ce qui sort de notre bouche. En comparant notre langue à un mors, un gouvernail, un petit feu et un venin mortel, le pasteur Jacques disait, déjà à son époque, qu’aucun homme ne pouvait la dompter par ses propres forces (Jacques 3:1à12). Dernièrement, quelqu’un me disait : « je dis ce que je pense ». Ce à quoi j’ai répondu : « c’est une bonne chose, mais il faut aussi penser à ce que l’on dit ».

Sans doute, pleinement conscient de cela, David a prié : « Mets une garde à ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres ! » (Psaumes 141:3).

D’après notre Seigneur Jésus, dire des choses négatives sur son frère est loin d’être anodin (Matthieu 5:21,22). D’un coté, avec la langue il est possible de tuer des rêves, de ridiculiser, de décourager, et d’un autre coté, il est possible de donner la vie, de valoriser, d’encourager et de bâtir l’espoir.

L’écrivain Esope a déclaré : « La langue est la meilleure des choses (le lien de la civilité, la clé des sciences, avec elle on instruit, on persuade, on règne dans les assemblées), et la pire (la mère de tous les débats, la nourrice des procès, la source des guerres, de la calomnie et du mensonge) ». Quant au livre de la sagesse, il indique que la vie et la mort sont au pouvoir de la langue (Proverbes 18:21).

Choisissons donc d’utiliser ce membre pour bénir notre prochain, car Dieu nous a appelés à bénir afin d’hériter la bénédiction (1 Pierre 3:9). Remettons cet instrument à la personne du Saint-Esprit qui nous inspirera des paroles de vie rendant semblable notre langue à la plume d’un habile écrivain.

Finalement si nous parlions davantage en langues, nous réduirions, certainement, la possibilité d’utiliser notre langue de façon charnelle (1 Corinthiens 14:18). Nous en serions édifiés et notre Seigneur en serait glorifié (Actes 2:11).

Pasteur Yvan CASSAR