« Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer ! » Esaïe 55:1

Le paradoxe de cette invitation se trouve dans le fait « d’acheter » sans rien payer. D’après le prophète Esaïe, chacun peut venir acheter, y compris celui qui n’a pas d’argent.

Ce paradoxe se retrouve pleinement dans le don gratuit du salut. Jésus a tout payé pour nous car en mourant sur la croix, il s’est écrié : « tout est accompli », ce qui peut être aussi traduit par « tout a été payé ». La dette de nos péchés a été réglée et nous pouvons être pardonnés sans rien payer. Il est donc totalement inutile de vouloir acheter le salut, par nos efforts ou nos mérites (Romains 3:24). Cette invitation « paradoxale » nous propose de « venir aux eaux », d’acheter et manger du vin et du lait.

Le vin est, à la fois, le symbole du sang de Christ qui nous rachète de nos péchés et celui de la joie en Dieu qui se répand dans tous les domaines de notre vie (Matthieu 26:28). Comme Jésus a changé l’eau en vin aux noces de Cana, s’il arrive que la joie manque dans nos familles et nos relations amicales, venons à Jésus tout simplement (Jean 2:9). Tant de choses peuvent nous voler la joie et nous priver d’énergie morale, physique et spirituelle (Néhémie 8:10). Pourtant Dieu désire que nous soyons dans la joie. C’est du fond d’une prison que Paul nous a exhortés à nous réjouir dans le Seigneur, quelles que soient les circonstances (Philippiens 4:4).

Le lait, quant à lui, évoque la consolation divine (Esaïe 66:11), l’accomplissement béni des promesses de Dieu pour nos vies (Exode 13:5) ou encore la bonne Parole qui nourrit nos cœurs (1 Pierre 2:2). Le lait du Dieu de toute consolation est tout à fait suffisant pour nous nourrir de sa joie et de sa paix profondes (2 Corinthiens 1:3 ). C’est ce qu’a pu expérimenter David dans son âme en se comparant à un enfant sevré, calme et tranquille dans les bras de sa mère (Psaumes 131:2).

Enfin, lorsque le Seigneur nous invite à venir avec soif aux eaux de sa présence, c’est pour nous désaltérer et expérimenter un sentiment de bien-être et de plénitude que nous ne trouverons nulle part ailleurs. Aucun système religieux et aucun rite ne pourront jamais satisfaire la soif du cœur humain. Jésus ne s’est-il pas écrié : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive ! »(Jean 7:37). Il est l’unique source de la vie véritable.

Serons-nous de ceux qui passent à côté de l’invitation paradoxale en cherchant à payer par nos efforts la dette déjà acquittée par Jésus lui-même ? Venons en toute simplicité aux pieds de celui qui a tout accompli pour notre bonheur. L’invitation nous est lancée !

Pasteur Yvan CASSAR

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