Disciple : mode d’emploi !

Disciple : mode d’emploi !

Dans des temps où le vrai et le faux se côtoient, il est toujours bon de re-définir, à partir des Écritures, ce que signifie être un vrai chrétien, c’est-à-dire avant tout un disciple de Jésus.

Un disciple, c’est quelqu’un qui renonce à lui-même et qui porte sa croix chaque jour (Luc 9:23). La croix fut le moyen par lequel notre Seigneur a expié nos péchés. Mais notre croix est bien entendu tout autre chose. Nous n’avons pas besoin de porter la croix du Seigneur pour expier nos péchés ou nous faire pardonner par Dieu car Christ a déjà tout accompli par son sacrifice. La croix qu’il nous faut porter au quotidien est celle de notre témoignage pour le Seigneur. Il y a des endroits dans le monde et en France où devenir un disciple de Christ engendre la discrimination, le rejet, la persécution voire la mort. Le Seigneur disait à une certaine Eglise de l’apocalypse : « ne crains pas ce que tu vas souffrir » (Apocalypse 2:10).

Un disciple, c’est aussi quelqu’un qui doit être prêt à renoncer à tout ce qu’il possède (Luc 14:33). Le disciple ne doit pas être complaisant avec lui-même. Il ne recherche pas ses propres intérêts et une vie confortable. Il ne recherche pas non plus les problèmes car le disciple de Christ doit être une personne équilibrée. Toutefois c’est toujours difficile pour la chair de sortir de sa zone de confort. Lorsque le Seigneur nous appelle à le servir, nous devons être prêts au sacrifice. Lorsque Jésus a appelé ses disciples sur le chemin étroit du salut et du service de Dieu, ceux-ci ont dû laisser tout ce qu’ils possédaient. Beaucoup ont laissé leur famille, leur emploi et leur routine pour entrer dans une vie d’aventure et de surnaturel.

Enfin un disciple, c’est quelqu’un qui cherche par dessus tout à ressembler à son Maître (Luc 6:40). La raison de la vie du disciple est de laisser les enseignements de son Maître le transformer pour devenir de plus en plus semblable au modèle divin. Nous voulons parler, agir, aimer et être en tout point comme le Seigneur. Tel il est dans ce monde, tels nous sommes (1 Jean 4:17). Nous ne voulons pas attendre le Ciel pour manifester son caractère mais déjà sur la terre nous voulons tendre à la perfection. Pour parvenir à être comme Lui, nous voulons laisser sa Parole, jour après jour, façonner le vase d’argile que nous sommes.

Que le Seigneur nous aide, dans ces temps de la fin, à observer ces quelques principes qui nous permettront de suivre les pas du Maître et de lui faire honneur par notre vie quotidienne.

Pasteur Yvan CASSAR

Veillez et priez…

Veillez et priez…

Cette exhortation de l’écriture est capitale et en lien avec 3 choses.

Tout d’abord cette exhortation est en lien avec le fait que notre chair soit faible et encline à désobéir à Dieu (Matthieu 26:46). Même si notre esprit est bien disposé, ce qui n’est pas toujours le cas d’ailleurs, nous devons toujours réaliser que le premier adversaire de notre destinée, c’est nous-mêmes ! Notre moi et notre chair ont été souillés par le péché originel. Notre nature adamique constitue notre ennemi numéro un et doit être constamment mise à mort et maintenue sous discipline. Nous ne devrions jamais traiter avec complaisance les désirs de notre chair. La chair doit être crucifiée et les désirs de l’Esprit doivent être favorisés et développés. La chair est un volcan qui sommeille cherchant la moindre occasion et la moindre faille pour se manifester, ne l’oublions pas !

Cette exhortation est aussi en lien avec l’ennemi de notre âme qui s’appelle Satan (1 Pierre 5:8). S’il voit chez nous quelque relâchement spirituel et une vie chrétienne charnelle, il n’aura pas de mal à organiser notre chute morale et spirituelle. Ne lui offrons pas ce plaisir ! Satan n’est pas un adversaire fairplay; au contraire, il scrute chacune de nos faiblesses pour s’engouffrer, comme le vent à travers les orifices défaillants de vieilles fenêtres usées. Nous devons colmater avec soin les brèches de notre cœur. La guerre spirituelle n’est pas un jeu virtuel ! L’ennemi utilisera toutes nos faiblesses pour nous maintenir sous son pouvoir. Sa puissance est notre faiblesse. Toutefois si nous sommes intègres et sans compromis, il ne peut rien contre nous. S’il ne peut nous effondrer après ses assauts incessants, il finira, après un certain temps, par s’en aller jusqu’à un moment favorable: veillons donc sans relâche !

Enfin cette exhortation est en lien avec la venue de notre Seigneur Jésus sur les nuées du ciel (Luc 21:36) ! Jésus revient bientôt, c’est ce qui nous permet d’être patients dans l’affliction et de nous réjouir en espérance. Dans les moments difficiles de l’existence, le fait de savoir que Jésus revient bientôt nous apporte un véritable réconfort. Un jour, nous serons dans le ciel avec notre Seigneur, dans une communion parfaite et sans interruption. Toutefois pour ne pas être surpris comme les vierges folles, soyons vigilants et restons en communion avec Dieu en entretenant les lampes « de notre piété et de notre foi ». Quand le Seigneur reviendra puisse-t-il nous trouver tous réveillés et remplis de son Esprit.

Que notre foi demeure vivante et notre témoignage rayonnant. Soyons de ces croyants qui donnent envie à leur génération de découvrir le trésor des cieux, Jésus, qui a changé nos vies ! Soyons dans l’attente, veillant et priant car Jésus revient bientôt !

Pasteur Yvan Cassar

Faisons de notre vie un régal !

Faisons de notre vie un régal !

Le livre des proverbes dit : « Tous les jours du malheureux sont mauvais, Mais le cœur content est un festin perpétuel »(Proverbes 15:15).

Dans une société qui pousse à la surconsommation, savoir être content de ce que l’on a est un vrai défi ! Nous devons apprendre, avec l’aide de Dieu, à résister aux sollicitations permanentes des publicités et à discerner les choses qui peuvent vraiment combler nos cœurs. Voyons trois sources de véritable satisfaction…

Suis-je content de ma relation avec Dieu et de Dieu lui même ?

La présence de Dieu est la source de tout contentement véritable. Mais est-il possible d’être déçu de Dieu tout en étant un chrétien intègre ? Le prophète Jérémie a écrit à une certaine occasion: « Pourquoi ma souffrance est-elle continuelle ? Pourquoi ma plaie est-elle douloureuse, et ne veut-elle pas se guérir ? Serais-tu pour moi comme une source trompeuse, Comme une eau dont on n’est pas sûr ? » (Jérémie 15:18). Jérémie traversait un désert d’incompréhension et d’insatisfaction. Dieu ne répondait pas à ses attentes profondes. Comme lui, nous pouvons aussi ne pas comprendre les plans de Dieu. Dans ces moments difficiles de prière inexaucée, nous devons apprendre à trouver en Lui seul notre satisfaction et non dans les bénédictions qui viennent de lui. Chaque jour, Dieu désire nous rassasier des eaux merveilleuses de sa compagnie.

Apprenons à apprécier les moments à l’écoute de sa divine Parole qui peut combler notre âme et notre esprit. Les choses d’en bas sont passagères tandis que celles qui viennent d’en haut sont éternelles. Aimons Dieu de façon inconditionnelle !

Suis-je content des gens qui m’entourent ?

Dans mon travail, mon église, ma famille, mon voisinage… ou suis-je souvent en train de me plaindre de mon entourage? Ne considérons pas les gens comme des problèmes mais comme des amis ou des âmes à sauver. Apprenons à regarder notre entourage comme Jésus lui-même le voit. N’attendons pas que les gens soient parfaits pour les aimer et les bénir car il y aura toujours des défauts (plus ou moins gros) chez notre prochain. Nous le savons, rien ni personne n’est parfait ici bas. Alors ne cherchons pas la perfection chez les autres quand elle n’existe pas même en nous. Pour trouver le contentement dans mon cœur, je dois demander à Dieu de me remplir de son amour parfait. L’amour couvre toutes les fautes et nous aide à supporter les faiblesses de ceux qui nous entourent. Sachons toutefois choisir correctement notre environnement proche, afin de nous préserver des relations toxiques.

Suis-je content de ma vie actuelle ?

Mon emploi, mon statut social, ma place dans l’église locale ou suis-je toujours dans la frustration ?? Ma vie est elle conforme à mes désirs et à ceux de Dieu ou suis-je en train de vivre une vie qui ne me ressemble pas ? Beaucoup de gens vivent leur vie au travers de la vie des autres, cherchant constamment à s’identifier ou à se projeter dans un idéal virtuel qui dure parfois l’instant d’un film, d’un spectacle ou d’un événement ! N’oublions pas que la comparaison et l’envie sont nocives pour la santé de notre âme. Il est temps d’arrêter de se comparer si nous voulons être heureux. Il y aura toujours des gens qui nous paraissent être mieux que nous, sans que cela soit vrai pour autant. Nous sommes les artisans de notre vie, ne laissons pas « la comparaison » la limiter ou la diminuer sur la base de critères subjectifs. Il est normal de chercher sa place au début de sa vie chrétienne mais qu’en est-il lorsque c’est toujours le cas au bout de plusieurs années de marche avec le Seigneur?

Dieu souhaite, autant que nous, nous orienter dans la voie de notre vie… Lorsqu’on accomplit notre mission dans la vie, on est content !

Paul a appris le contentement à l’école de la vie et de la souffrance car il puisait sa force en Dieu et en sa volonté. Lorsque nous traversons des moments difficiles, demandons au Seigneur ce qu’il veut nous apprendre…c’est peut-être le contentement qu’il veut placer au fond de notre cœur.

   Pasteur Yvan Cassar    

Garde ton cœur plus que tout !

Garde ton cœur plus que tout !

Proverbes 4v23

Dieu désire que nous gardions un cœur entier pour Lui.

Il est très important que notre cœur ne soit en rien partagé avec les idoles de ce monde. Un cœur entier est un cœur qui ne cache rien devant Dieu, c’est un cœur vrai et honnête qui ne cherche pas à se justifier lorsqu’il a commis une erreur. Nous devons faire très attention à ne pas cajoler dans le tréfonds de nos âmes des péchés secrets, car tout arrive un jour ou l’autre à la lumière de la Vérité. Le péché d’Acan a plongé Israël dans le désarroi de la défaite face à ses ennemis : Acan s’est tout simplement laissé entraîner par sa convoitise et sa fin fut dramatique (Josué 7 v 1 à 26). Nous devons laisser le Saint-Esprit sonder notre cœur pour mettre en lumière toute zone d’ombre que nous pourrions entretenir consciemment ou inconsciemment. Un cœur entier n’est pas un cœur parfait mais c’est un cœur qui se laisse reprendre et modeler par Dieu tout au long du chemin de la vie…

Ensuite nous devons garder notre cœur dans la paix et la joie.

Notre santé est directement liée aux sentiments intérieurs que nous entretenons. Nous savons que les gens anxieux ont plus de possibilité d’avoir des ulcères et de la tension artérielle que des gens qui vivent dans la paix et la joie. Le bon moral est également un moyen important pour aider un malade à mieux se rétablir. Nous devons apprendre à vivre par la foi afin de ne pas être tributaire des circonstances de l’existence. Souvent les épreuves et les difficultés ont tendance à nous voler notre joie et notre paix alors que la grâce divine voudrait nous rendre inébranlables, nous faisant parvenir à une communion intime avec Dieu. Bien entendu face à la souffrance, il est normal de connaître ponctuellement le découragement mais le danger serait de nous y installer. Dieu n’a pas prévu pour ses enfants une vie permanente de trouble et de tristesse ! Au contraire il souhaite nous voir vivre pleinement avec le cœur en fête (Proverbes 15v15).

Enfin apprenons à garder notre cœur tourné vers les autres.

L’égoïsme et l’égocentrisme sont tout l’inverse de l’amour véritable. Si notre cœur est rempli de l’amour de Dieu alors il sera forcément tourné vers les autres et même vers ceux vers qui nous n’irions pas naturellement. On raconte que lors d’une assemblée générale du mouvement de l’Armée du Salut, le fondateur William Booth, très âgé et ne pouvant plus se déplacer, envoya l’ordre du jour ayant pour seul objet « les autres ». Belle leçon d’amour et de désintéressement pour un homme au cœur plein d’amour pour son prochain, jusqu’au bout. Beaucoup disent aimer Dieu sans aimer leur prochain or aimer Dieu et son prochain sont deux commandements indissociables. Alors plus que jamais, gardons notre cœur tourné vers les autres et peut être que cet été nous aurons l’occasion de croiser un blessé du chemin qui a besoin de nous. Surtout arrêtons-nous et prenons le temps de lui prodiguer les premiers soins en le confiant au maître de l’hôtellerie céleste qui poursuivra en lui l’œuvre de guérison parfaite (Luc 10 v 33 à 35).

Pasteur Yvan CASSAR

Vous recevrez une puissance, attendez-là !

Vous recevrez une puissance, attendez-là !

Telle est la promesse de notre Seigneur à ses disciples pour qu’ils puissent être des témoins pertinents et porter bien haut le beau message de l’Evangile dans toutes les nations.

Nous avons besoin de puissance pour « être » avant de « faire » car ce que nous sommes parle plus fort que ce que nous faisons ! En effet nous devenons inaudibles en tant que témoins, si notre comportement n’est pas conforme à notre message. Il est indispensable, si nous voulons être crédibles, qu’il y ait une cohérence minimum (car nous ne sommes pas parfaits) entre le message et le messager. Comment prêcher la paix, la joie, l’amour et la sainteté, c’est à dire tout ce que Dieu est, si notre vie est en désaccord avec toutes ses qualités? Avoir les bonnes croyances et les beaux discours ne suffit pas, encore faut-il vivre le message pour le rendre vivant, accessible et efficace pour ceux et celles avec qui nous le partageons !

Nous avons aussi besoin de puissance pour faire face aux difficultés rencontrées lorsque nous allons sur des territoires conquis par le Diable. Cet ennemi s’est emparé de notre génération et l’a enchaînée par des raisonnements faux et des mensonges subtils qui l’éloignent toujours plus de la grâce de Dieu. L’opposition, lorsque nous partageons le message de l’Evangile, vient toujours de la même source. Elle est d’abord spirituelle puis elle peut devenir rapidement humaine et circonstancielle. L’ennemi peut très bien manipuler des gens et des éléments naturels tels que le vent, la mer et la maladie. Nous devons donc faire face à tout cela avec le discernement de l’Esprit et ne jamais nous laisser intimider par les ruses du malin et le rugissement du lion !

Nous avons enfin besoin de puissance pour demeurer dans la victoire de Jésus acquise à la croix. Lorsque nous sommes remplis d’Esprit et de puissance, alors nous pouvons marcher sur toute la puissance de l’ennemi sans que cela ne puisse nous nuire (Luc 10/19). La victoire n’est possible que si nous sommes plus forts que l’adversaire car c’est toujours le plus fort qui gagne ! Tant que nous n’avons pas reçu la puissance du Saint-Esprit et que nous n’en sommes pas remplis, il est préférable d’attendre avant de se lancer au cœur du combat. Nous devons plus que jamais réaliser que nous sommes engagés dans une vraie lutte spirituelle et que ce n’est pas contre des hommes que nous luttons mais bien contre des forces spirituelles mauvaises qui cherchent à nous nuire personnellement ainsi que notre entourage.

Avez-vous reçu le Saint esprit ? Ce fut la question que Paul adressa aux Ephésiens, elle pourrait tout aussi bien nous être posée, à nous qui sommes parvenus à la fin des temps !

Pasteur Yvan Cassar

Pour un jour meilleur

Pour un jour meilleur

Tu dis que personne ne comprend ta douleur
Celle que te fait subir l’oppresseur
Mais ton Dieu est vivant et il fait luire sur toi sa lueur
L’espoir d’un jour meilleur

Tu passes par l’eau et par le feu
D’un jour meilleur tu es tellement désireux
Tu pries et tu attends mais toujours rien
Pour l’instant tous tes efforts semblent vains

Pourquoi ? c’est ce qui résonne en toi
Toutes ces questions sans réponses
T’interrogent sur le sens de ta foi
Mais plus tu cherches, plus tu t’enfonces

Ta seule solution c’est de tout abandonner
Entre ses mains lui remettre ton destin
Car lui seul connait parfaitement le chemin
Sur lequel coute que coute tu dois marcher

O bien aimé, fais silence et fais confiance
Le Seigneur t’éduque avec patience
Ce n’est pas toujours facile
Mais il t’avait averti que ce serait difficile

Toutefois après la nuit, le soleil finit toujours par se lever
Après la pluie, ce qui semblait mort finit aussi par germer
Il est le Seigneur et il aura le dernier mot
En son temps il te délivrera de tous tes maux

Il est le Dieu du revirement
Jamais il ne ment
Ce qu’il dit, il l’accomplit
Alors bien aimé du Seigneur… loue, chante et prie !

Pasteur Yvan Cassar