Suis-moi

Suis-moi

[Matthieu 9 : 9]

Cette Parole de Jésus fut adressée à Matthieu, assis au bureau des péages (centre des impôts de l’époque). Cet homme va se lever et suivre le Maître sans discuter et sans différer l’appel de Jésus. On pourrait se dire : « pourquoi lui et pas un autre ? » Mais c’est Jésus qui choisit ses disciples et ses serviteurs. L’appel de chacun est le résultat de la souveraineté de Dieu. Cet homme fut appelé à être apôtre pour servir de témoin dans sa génération. De tout temps le Seigneur a choisi des instruments pour son service et pour sa gloire… La qualité de notre appel dépendra toujours de la qualité de notre réponse…

Le Seigneur nous appelle avant tout à être avec Lui (Marc 3 : 14). C’est-à-dire à être en communion avec Lui. Répondons-nous vraiment comme il faut à son appel à la communion (1 Corinthiens 1 : 9) ? Dieu est un Dieu d’amour et ce qu’il veut, c’est passer du temps de qualité avec chacun de ses enfants. Trop d’entre nous sommes préoccupés par ce qu’il peut nous donner : bien-être, réussite sociale et succès. Quel bonheur pour des parents de savoir que leurs enfants les aiment non pour l’argent mais pour ce qu’ils sont ! La prière devrait constituer davantage un moment d’intimité et de communion avec Dieu qu’un temps de réclamation pour des bénédictions. Nous avons sans doute tous des progrès à réaliser dans ce domaine précis. Aimer Dieu de façon désintéressée est une marque de maturité spirituelle.

Le Seigneur nous appelle aussi à le servir avec les talents qu’il nous a donnés. Nous avons tous été créés avec un but bien précis. Nous sommes sur la terre non par hasard mais pour une mission divine. Notre objectif devrait être de faire tout ce que Dieu a prévu d’avance. C’est triste de voir des vies bloquées ou déroutées de ce que Dieu leur a destiné. Trop de vies hélas sont gaspillées et dilapidées dans toutes sortes de folies et de vanités. Que de temps et d’énergie précieuse gâchés dans des futilités au service d’autres maîtres que Dieu Lui-même. Nous avons tous des capacités physiques, intellectuelles et spirituelles que Dieu souhaite utiliser à son service et pour la cause de son royaume éternel. L’Eglise, plus que jamais, a besoin d’hommes et de femmes disponibles qui seront prêts à se donner à fond, y compris dans les temps difficiles. On a besoin dans l’œuvre de Dieu d’âmes persévérantes à nos côtés, surtout quand les choses se compliquent… Faites partie de celles-ci !

Pasteur Yvan Cassar

Combats le bon combat…

Combats le bon combat…

[1 Timothée 6 : 12]

Paul encourageait son collègue à combattre le bon combat de la foi car il en existe de mauvais et de faux. Il est très facile de se laisser entraîner, ne serait-ce que dans nos esprits, dans de faux combats. L’ennemi de nos âmes s’arrange très souvent pour nous amener à imaginer toutes sortes de scénarios invraisemblables pour nous troubler et nous faire brûler de l’énergie inutilement. Fuyons les faux combats…

Le vrai combat consiste à garder son coeur du mal (1 Timothée 1 : 18, 19). Notre conscience doit être l’objet de nos plus grands soins. Nous devrions garder la foi et une bonne conscience devant Dieu et devant les hommes. Nous pouvons faire naufrage par rapport à la foi si nous perdons notre bonne conscience. D’un côté certaines personnes se laissent culpabiliser par les fausses accusations du diable et d’un autre côté certaines personnes sont insensibles à la véritable conviction de péché produite par Saint-Esprit. Ne permettons jamais au compromis de nous atteindre et au diable de nous mentir pour des fautes que nous n’avons pas commises. Restons au milieu du chemin et servons le Seigneur, libres de toute mauvaise conscience !

Le vrai combat, c’est aussi refuser de se laisser entraîner dans toutes sortes de querelles et d’animosité (Proverbes 26 : 17). Bien des chrétiens ont perdu leur âme en se laissant gagner par l’amertume et le non-pardon. Ils se sont éteints spirituellement, en ressassant sans cesse les offenses qui ont été faites à leur égard. Au lieu de pardonner et d’oublier, on peut se complaire dans le marasme de la plainte et être constamment en mode « victimisation ». Même si l’on est victime et que nous avons subi les pires injustices qui soient, il est capital pour notre salut, avec l’aide de la grâce, de pardonner. Le pardon est la source de la liberté et de la guérison de nos âmes. Sans le pardon nous ne pourrons pas avancer dans la vie avec Dieu. En pardonnant nous libérons nos âmes et notre destinée !

Le vrai combat, c’est enfin annoncer la bonne nouvelle (2 Timothée 2 : 2,3). Les âmes attendent, sans qu’elles le réalisent, que quelqu’un leur parle de ce dont elles ont vraiment besoin : Jésus. Nous devrions chercher par tous les moyens à annoncer le beau message de la grâce qui sauve et qui guérit. En lisant la Parole, nous découvrons que les premiers apôtres étaient mobilisés entièrement à l’annonce de l’Evangile. C’était la priorité de la première Eglise ! Ils étaient prêts à risquer leur vie pour que des âmes soient sauvées pour l’éternité. Ils étaient prêts à quitter leur confort, leur famille et leur emploi pour répondre à l’appel de Dieu. Ils étaient ces héros pleins de courage et de feu pour faire connaitre le Nom de leur Sauveur. Je crois que Dieu cherche encore aujourd’hui des hommes et des femmes qui seront motivés de la même manière pour aller… et combattre contre le doute et la peur, avec les armes de l’amour de Dieu !

Pasteur Yvan Cassar

Aucun autre Nom

Aucun autre Nom

[Actes 4 : 12]

Le nom de Jésus est le nom le plus doux qui puisse exister. Il est aussi le plus beau et le plus puissant ! Ce nom est le nom que les enfants de Dieu chérissent profondément. Ce nom a changé leur vie à bien des égards. Ils aiment le prononcer, non vainement mais régulièrement, car ils l’aiment plus que tout. C’est le nom de leur Seigneur et de leur Sauveur. Lorsque Pierre indique qu’il n’y a aucun autre nom par lequel nous devions être sauvés, il exclut évidemment la possibilité d’une autre voie pour le salut de nos âmes.

Ce nom nous a sauvés de nous-mêmes et de nos péchés. Nous étions incapables de vivre libres et heureux. Nous étions esclaves de Satan et du pouvoir du mal. Nous nous débattions dans nos sombres états d’âmes. Nous étions malmenés comme des pantins coincés entre les griffes du diable et ses mensonges envoûtants. Mais un jour nous avons entendu ce merveilleux nom raisonner dans nos oreilles et dans nos cœurs. Une lumière de possibilités s’est alors levée dans nos vies et a fait jaillir l’espoir d’une vie de liberté et de joie. La foi est née dans notre cœur et tout a commencé à changer. Nos chaînes ont été brisées et le salut est devenu une réalité. Nous sommes nés de nouveau et une vie nouvelle a débuté grâce au Nom puissant et merveilleux de Jésus. Il est le Fils de Dieu, l’Alpha et l’Oméga, l’étoile du matin, la lumière du monde, le bon berger, le chemin, la vérité et la vie, Emmanuel (Dieu avec nous), le Dieu puissant, le Père éternel, le conseiller, le prince de paix, le lion de Judas, l’Agneau de Dieu, le pain de vie, la porte des cieux, la Parole de Dieu, le souverain pasteur des brebis… Autant d’aspects et de noms qui désignent l’immensité des trésors de sa personnalité, de sa nature et de sa grandeur. Oui, son nom est comme un parfum qui se répand (Cantiques 1 : 3) et une tour forte au temps de la détresse (Proverbes 18 : 10)… C’est pourquoi nous voulons le sanctifier dans nos cœurs en ce jour de victoire !

Pasteur Yvan Cassar

De lieu en lieu, faisant du bien.

De lieu en lieu, faisant du bien.

« Vous savez comment Dieu a oint du Saint Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui » (Actes 10.38).

C’est véritablement stimulant de voir, à travers ces paroles, notre Maître et Seigneur à l’œuvre, allant de lieu en lieu et faisant du bien. Nous avons là le modèle et l’exemple parfaits à suivre, fortement encouragés par ces autres paroles : « Ne nous-lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi » (Galates 6 : 9-10).

Faire le bien peut se résumer à tout ce qui bénit autrui par nos paroles et nos actes, tout ce qui contribue au bien-être de notre prochain.

Pour autant, prenons bien conscience que faire du bien partout et pratiquer le bien envers tous, n’est rendu possible qu’avec l’onction du Saint Esprit et la force de Dieu communiquées par le Saint Esprit : « Ce n’est ni par la puissance, ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Eternel des armées » (Zacharie 4.6).

Et, afin de ne pas nous lasser ni de nous relâcher, être zélés dans ce domaine, nous avons besoin d’être constamment renouvelés par l’Esprit dans une étroite communion avec notre Père et notre Seigneur.

En somme, ayant les regards fixés sur notre Maître, fondés et encouragés par la Parole de Dieu, remplis et renouvelés par le Saint Esprit dans la communion spirituelle, soyons résolus à faire le bien.

Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés

Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés

[Matthieu 11 : 28]

On a entendu parler de cette période dite du « siècle des lumières » où l’intellectualisme a émergé en opposition à l’église de l’époque… Mais la lumière philosophique des hommes, avec leur sagesse terrestre, a-t-elle réellement amélioré l’humanité ? Il y a aussi eu la révolution industrielle et numérique qui a apporté certes plus de confort et d’hygiène à nos sociétés dites modernes mais… le mal-être intérieur et les peurs des êtres humains demeurent toujours les mêmes et vont peut-être même en grandissant… Le seul qui puisse réellement nous aider à mieux vivre et surtout qui puisse nous sauver de nos péchés et de tous nos maux, c’est Jésus… Jésus a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14 : 6).

Jésus nous offre gratuitement le repos de l’âme. Le repos intérieur est indispensable pour être heureux. On ne peut être épanouis si l’on est constamment rongés par les soucis de la vie et l’anxiété. Beaucoup de nos contemporains se traînent dans la vie à cause d’une fatigue morale lancinante et chronique. Les jeunes d’aujourd’hui sont blessés et sont la proie de toutes sortes de névroses puissantes liées aux conséquences des violences que leur âme a connues, souvent dès l’enfance. La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’être heureux au milieu même des difficultés de la vie si nous avons Jésus. Il n’est pas UNE solution mais LA solution pour nos âmes. Un jour, dans l’évangile de Jean, une femme samaritaine, assoiffée d’amour et de paix, a rencontré Jésus au puits de Jacob. Elle avait essayé de boire aux puits de « l’amour des hommes » mais elle fut toujours déçue jusqu’au jour où Jésus se révéla à elle. Nous savons que Jésus a satisfait les profondeurs de son être, par la puissance de sa Parole et de sa grâce. Quel que soit notre passé, il est toujours possible de trouver la paix et le repos de l’âme si nous rencontrons Jésus. Dieu ne mettra jamais personne dehors ! Il est totalement bon (Psaumes 59 : 17) et entièrement amour. Sa justice est tombée sur Jésus à La Croix pour notre rédemption. Nous serons bénis et dans le repos, si nous répondons par la foi à l’appel de ce jour en allant à Jésus son Fils !

Il restaure mon âme

Il restaure mon âme

[Psaume 23 : 3]

D’après les bergers et l’étymologie hébraïque du mot « restaurer », nous devons comprendre la phrase de la manière suivante : il « retourne » mon âme. En effet il n’est pas rare que la brebis dans les montagnes se renverse comme une tortue. Les quatre pattes en l’air sur le dos, la brebis a besoin d’une intervention extérieure pour se remettre sur ses pattes. La brebis renversée est vulnérable et peut mourir d’asphyxie dans cette position si rien n’est fait pour la délivrer. Bien des choses dans la vie peuvent nous renverser et nous tuer. Nos cœurs renversés et brisés peuvent succomber si rien n’est fait. Nous connaissons tous l’expression « mourir de chagrin » …

Jésus est le bon berger qui nous restaure quand on est renversé par la déception. Un espoir différé rend le cœur malade (Proverbes 13 : 12). On attendait une bénédiction et un soulagement et c’est le contraire qui arrive. On attendait une augmentation et une promotion professionnelle et c’est le licenciement qui est au rendez-vous… C’est une relation de fiançailles qui devait aboutir au mariage mais qui s’achève par la rupture… Autant de choses qui peuvent nous renverser intérieurement. Les disciples d’Emmaüs, comme deux brebis égarées, étaient eux aussi déçus et avaient l’âme « renversée » (Luc 24 : 18). Ils étaient choqués et totalement désespérés. Ils n’avaient pas compris que ce qu’ils considéraient comme une défaite était en réalité l’accomplissement de la plus grande victoire pour l’humanité. Ils étaient aveugles et inconscients de la proximité du Seigneur Jésus à leurs côtés. Le Seigneur va avec amour les restaurer et les remettre en route dans la bonne direction. Leur âme, ce jour-là, sera renouvelée et abreuvée par l’amour divin qui restaure en profondeur.

Jésus est le bon berger qui nous restaure quand on est renversé par l’amertume. Quelqu’un a dit : « l’amertume est le « bitume » de nos relations ». L’amertume est une colle et un mal profond qui enchaîne nos âmes à la morosité. Bien des brebis sont renversées à cause de l’amertume qui a pris racine en elles. La trahison par exemple peut engendrer l’amertume et renverser nos âmes (Genèse 27 : 34). Esaü a été trompé par son frère Jacob et il fut plein d’amertume. Les prières non exaucées et le sentiment d’injustice peuvent aussi remplir nos âmes d’amertume (1 Samuel 1 : 10). Anne qui désirait un enfant n’en pouvait plus d’être stérile. Elle vivait cette épreuve sans doute avec un sentiment terrible d’injustice. Son cœur était renversé et elle avait besoin du secours de Dieu. Nous savons que Dieu va l’exaucer en lui donnant Samuel et que l’amertume n’a pas empêché Dieu de la bénir. Dieu redresse les brebis pleines d’amertume et assainit leur âme car il est fidèle et bon. Oui l’Éternel est bon et il restaure l’âme de ses enfants !

Pasteur Yvan Cassar