Prends courage !

Prends courage !

Nous aurons tous, dans le courant de notre passage ici-bas, besoin de prendre courage pour continuer le chemin de la vie. Le découragement n’est pas le lot uniquement des « faibles » mais de tous. La Parole de Dieu nous dit que des géants spirituels comme le roi David et l’apôtre Paul ont eu besoin de reprendre courage dans certaines saisons de leur existence (1 Samuel 30v6b; Actes 28v15b).

Dans les moments d’épreuves, sachons puiser aux sources divines l’encouragement qu’il nous faut.

La première source d’encouragement se trouve avant tout dans le pardon des péchés. Rien n’est plus encourageant que de se savoir pardonné par le Seigneur lui-même. Un jour, Jésus dira à un paralytique porté par quatre hommes : « Prends courage mon enfant tes péchés sont pardonnés » (Matthieu 9v2). Quelle joie cet homme a dû ressentir dans son esprit à ce moment là ! Le péché est décourageant et nous vide de l’intérieur de toute forme de vitalité morale et spirituelle. La grâce quant à elle est source de force et de joie continue. La délivrance de toute forme de captivité liée au péché et l’affranchissement d’une conscience chargée sont le plus grand cadeau d’encouragement que Dieu puisse offrir à un être humain. Le plus beau jour de la vie d’un homme est définitivement celui où il expérimente le don de la grâce de Dieu.

La seconde source d’encouragement se trouve dans le fait que Jésus guérit encore aujourd’hui toutes les maladies. Jésus a dit un jour à une femme malade : « Prends courage ma fille, ta foi t’a guérie » (Matthieu 9v22). Comme cette femme à la perte de sang, nombreux sont ceux qui ont repris courage, après avoir été guéris par le Maître au travers de sa Parole et de la puissance de son Esprit. Encore aujourd’hui le temps des miracles n’est pas passé. Car le Dieu des miracles ne change pas et il est toujours désireux d’intervenir en faveur de ceux qui souffrent dans leur corps. La guérison est une pure grâce au même titre que le pardon des péchés. Toutefois que faire lorsque quelqu’un que nous aimons n’est pas guéri par le Seigneur ? Paul dira : « j’ai laissé Trophime malade à Millet » (2 Timothée 4v20). Cela signifie que Dieu, au-delà de nos raisonnements, reste souverain et a un plan différent pour chacun. Dans tous les cas, il ne faut jamais juger quelqu’un de malade mais toujours faire preuve de compassion envers lui.

La troisième source d’encouragement est la communion avec Dieu et avec l’église locale. Trop de bien-aimés, après avoir été bénis par le Seigneur, retombent dans le découragement parce qu’ils n’ont pas su cultiver leur communion avec Dieu et avec l’église locale. Les temps de mise à part dans le lieu secret chez nous et dans la maison de Dieu sont les sources de réconforts prévues par le Seigneur pour les pèlerins et voyageurs que nous sommes sur cette terre. Un chrétien qui néglige sa vie de prière et la méditation de la Parole de Dieu ainsi que son église locale sera tôt ou tard en proie au désarroi spirituel et au découragement moral. Nous ne pouvons pas nous priver des éléments-clés pour une vie épanouie prévus par le créateur et penser que le courage sera toujours au rendez-vous. Même si certains disent que l’on peut être un chrétien authentique et vivre l’église de façon sporadique et épisodique, il ne semble pas que 2000 ans de christianisme en soit le témoignage et encore moins le témoignage de la Parole de Dieu (Actes 2v42,v46).

Soyez encouragés pour 2020 et surtout ne vous privez pas des sources d’encouragements qui sont en Dieu.

Pasteur Yvan CASSAR

 

Avance en pleine eau

Avance en pleine eau

« Avance en pleine eau » [Luc 5:4]

Cette parole de Jésus a interpelé les premiers disciples et notamment Pierre qui, ce jour là, a expérimenté un puissant miracle. Comme lui, nous pouvons aussi vivre le surnaturel de Dieu si nous sommes prêts à suivre le même chemin. Nous apprenons au travers de ce récit des évangiles que la pêche miraculeuse ne se trouve pas sur le rivage de la contemplation et de l’attente passive mais sur les eaux du détachement du passé, de la consécration totale et de l’obéissance à sa voix.

Comme les pêcheurs de Galilée, pour vivre le miracle, il faut se détacher du passé. En effet, bien qu’ayant travaillé toute la nuit sans rien prendre, les disciples ont dû se lancer à nouveau dans l’avenir avec foi. Pour vivre le miracle, ils ont dû dépasser la peur de l’échec du passé récent. L’avenir sourit toujours à tous ceux qui sont prêts à recommencer malgré « les filets vides » du passé. Nombreux sont ceux qui n’osent plus recommencer à cause de quelques déboires d’hier. La peur d’être à nouveau déçus aurait pu paralyser les disciples et ainsi les priver d’une pêche miraculeuse. Ce n’est pas parce que 2019 a été une année de « filet vide » que 2020 le sera aussi. Cette année sera peut-être une année inoubliable, marquée par de grands et beaux changements dans votre vie. N’ayez pas peur mais avancez simplement et assurément, demain sera meilleur qu’aujourd’hui puisque Jésus est dans la barque de votre vie.

Pour vivre le miracle il a fallu aussi du courage et de la consécration aux disciples en herbe. Ils avaient déjà beaucoup travaillé sans rien prendre. Leurs efforts ne furent pas récompensés comme ils l’auraient aimé. Cependant, à l’écoute de la voix du Seigneur, Pierre a osé avec courage aller en pleine eau pour jeter à nouveau les filets de la foi. Pierre a compris que, sur la Parole du Maître, rien n’est impossible et que faire quelques efforts supplémentaires vaut toujours la peine. En réalité notre rôle est d’obéir et celui du Seigneur consiste à faire l’inexplicable et l’irrationnel. Faisons ce que nous pouvons même si cela doit nous coûter beaucoup d’engagement et de sueur et Lui fera le reste. Le Seigneur sait récompenser ses bons et fidèles serviteurs ici-bas et dans l’éternité. En réalité, nous sommes tous prêts à faire beaucoup d’efforts pour quelque chose que nous aimons vraiment. L’amour est la clé d’une vie consacrée au service du Maître. Sachons nous consacrer totalement et, avec Jésus dans la barque, nos efforts seront tôt ou tard bien récompensés.

Pour vivre le miraculeux, il faut enfin aller là où il nous dit d’aller : « en pleine eau ». Nous n’avons pas à dicter à Dieu où, quand et comment les choses doivent se passer. C’est toujours Lui qui doit mener les opérations dans les moindres détails. Trop souvent nous demandons au Seigneur de bénir ce que nous faisons alors que le secret de la réussite d’une vie miraculeuse consiste à faire ce qu’il bénit. Beaucoup de chrétiens n’avancent pas et restent vides comme les filets des pêcheurs de Galilée car ils n’ont pas appris à renoncer entièrement à leur volonté propre. Sachons soumettre totalement nos raisonnements et nos actions à sa Parole. Il ne semblait pas du tout logique d’aller pêcher à cette heure du jour mais, avec le Seigneur, les choses ne se font pas toujours comme nous l’aurions pensé voire jamais…

Laissons-nous surprendre cette année et allons sur les eaux de sa providence avec confiance. Le miracle de 2020 nous attend, allons-nous y entrer ? Ne passons pas à coté d’une vie d’abondance.

Avec vous, pour une année meilleure mais surtout miraculeuse !

Pasteur Yvan Cassar

Disciple : mode d’emploi !

Disciple : mode d’emploi !

Dans des temps où le vrai et le faux se côtoient, il est toujours bon de re-définir, à partir des Écritures, ce que signifie être un vrai chrétien, c’est-à-dire avant tout un disciple de Jésus.

Un disciple, c’est quelqu’un qui renonce à lui-même et qui porte sa croix chaque jour (Luc 9:23). La croix fut le moyen par lequel notre Seigneur a expié nos péchés. Mais notre croix est bien entendu tout autre chose. Nous n’avons pas besoin de porter la croix du Seigneur pour expier nos péchés ou nous faire pardonner par Dieu car Christ a déjà tout accompli par son sacrifice. La croix qu’il nous faut porter au quotidien est celle de notre témoignage pour le Seigneur. Il y a des endroits dans le monde et en France où devenir un disciple de Christ engendre la discrimination, le rejet, la persécution voire la mort. Le Seigneur disait à une certaine Eglise de l’apocalypse : « ne crains pas ce que tu vas souffrir » (Apocalypse 2:10).

Un disciple, c’est aussi quelqu’un qui doit être prêt à renoncer à tout ce qu’il possède (Luc 14:33). Le disciple ne doit pas être complaisant avec lui-même. Il ne recherche pas ses propres intérêts et une vie confortable. Il ne recherche pas non plus les problèmes car le disciple de Christ doit être une personne équilibrée. Toutefois c’est toujours difficile pour la chair de sortir de sa zone de confort. Lorsque le Seigneur nous appelle à le servir, nous devons être prêts au sacrifice. Lorsque Jésus a appelé ses disciples sur le chemin étroit du salut et du service de Dieu, ceux-ci ont dû laisser tout ce qu’ils possédaient. Beaucoup ont laissé leur famille, leur emploi et leur routine pour entrer dans une vie d’aventure et de surnaturel.

Enfin un disciple, c’est quelqu’un qui cherche par dessus tout à ressembler à son Maître (Luc 6:40). La raison de la vie du disciple est de laisser les enseignements de son Maître le transformer pour devenir de plus en plus semblable au modèle divin. Nous voulons parler, agir, aimer et être en tout point comme le Seigneur. Tel il est dans ce monde, tels nous sommes (1 Jean 4:17). Nous ne voulons pas attendre le Ciel pour manifester son caractère mais déjà sur la terre nous voulons tendre à la perfection. Pour parvenir à être comme Lui, nous voulons laisser sa Parole, jour après jour, façonner le vase d’argile que nous sommes.

Que le Seigneur nous aide, dans ces temps de la fin, à observer ces quelques principes qui nous permettront de suivre les pas du Maître et de lui faire honneur par notre vie quotidienne.

Pasteur Yvan CASSAR

Veillez et priez…

Veillez et priez…

Cette exhortation de l’écriture est capitale et en lien avec 3 choses.

Tout d’abord cette exhortation est en lien avec le fait que notre chair soit faible et encline à désobéir à Dieu (Matthieu 26:46). Même si notre esprit est bien disposé, ce qui n’est pas toujours le cas d’ailleurs, nous devons toujours réaliser que le premier adversaire de notre destinée, c’est nous-mêmes ! Notre moi et notre chair ont été souillés par le péché originel. Notre nature adamique constitue notre ennemi numéro un et doit être constamment mise à mort et maintenue sous discipline. Nous ne devrions jamais traiter avec complaisance les désirs de notre chair. La chair doit être crucifiée et les désirs de l’Esprit doivent être favorisés et développés. La chair est un volcan qui sommeille cherchant la moindre occasion et la moindre faille pour se manifester, ne l’oublions pas !

Cette exhortation est aussi en lien avec l’ennemi de notre âme qui s’appelle Satan (1 Pierre 5:8). S’il voit chez nous quelque relâchement spirituel et une vie chrétienne charnelle, il n’aura pas de mal à organiser notre chute morale et spirituelle. Ne lui offrons pas ce plaisir ! Satan n’est pas un adversaire fairplay; au contraire, il scrute chacune de nos faiblesses pour s’engouffrer, comme le vent à travers les orifices défaillants de vieilles fenêtres usées. Nous devons colmater avec soin les brèches de notre cœur. La guerre spirituelle n’est pas un jeu virtuel ! L’ennemi utilisera toutes nos faiblesses pour nous maintenir sous son pouvoir. Sa puissance est notre faiblesse. Toutefois si nous sommes intègres et sans compromis, il ne peut rien contre nous. S’il ne peut nous effondrer après ses assauts incessants, il finira, après un certain temps, par s’en aller jusqu’à un moment favorable: veillons donc sans relâche !

Enfin cette exhortation est en lien avec la venue de notre Seigneur Jésus sur les nuées du ciel (Luc 21:36) ! Jésus revient bientôt, c’est ce qui nous permet d’être patients dans l’affliction et de nous réjouir en espérance. Dans les moments difficiles de l’existence, le fait de savoir que Jésus revient bientôt nous apporte un véritable réconfort. Un jour, nous serons dans le ciel avec notre Seigneur, dans une communion parfaite et sans interruption. Toutefois pour ne pas être surpris comme les vierges folles, soyons vigilants et restons en communion avec Dieu en entretenant les lampes « de notre piété et de notre foi ». Quand le Seigneur reviendra puisse-t-il nous trouver tous réveillés et remplis de son Esprit.

Que notre foi demeure vivante et notre témoignage rayonnant. Soyons de ces croyants qui donnent envie à leur génération de découvrir le trésor des cieux, Jésus, qui a changé nos vies ! Soyons dans l’attente, veillant et priant car Jésus revient bientôt !

Pasteur Yvan Cassar

Faisons de notre vie un régal !

Faisons de notre vie un régal !

Le livre des proverbes dit : « Tous les jours du malheureux sont mauvais, Mais le cœur content est un festin perpétuel »(Proverbes 15:15).

Dans une société qui pousse à la surconsommation, savoir être content de ce que l’on a est un vrai défi ! Nous devons apprendre, avec l’aide de Dieu, à résister aux sollicitations permanentes des publicités et à discerner les choses qui peuvent vraiment combler nos cœurs. Voyons trois sources de véritable satisfaction…

Suis-je content de ma relation avec Dieu et de Dieu lui même ?

La présence de Dieu est la source de tout contentement véritable. Mais est-il possible d’être déçu de Dieu tout en étant un chrétien intègre ? Le prophète Jérémie a écrit à une certaine occasion: « Pourquoi ma souffrance est-elle continuelle ? Pourquoi ma plaie est-elle douloureuse, et ne veut-elle pas se guérir ? Serais-tu pour moi comme une source trompeuse, Comme une eau dont on n’est pas sûr ? » (Jérémie 15:18). Jérémie traversait un désert d’incompréhension et d’insatisfaction. Dieu ne répondait pas à ses attentes profondes. Comme lui, nous pouvons aussi ne pas comprendre les plans de Dieu. Dans ces moments difficiles de prière inexaucée, nous devons apprendre à trouver en Lui seul notre satisfaction et non dans les bénédictions qui viennent de lui. Chaque jour, Dieu désire nous rassasier des eaux merveilleuses de sa compagnie.

Apprenons à apprécier les moments à l’écoute de sa divine Parole qui peut combler notre âme et notre esprit. Les choses d’en bas sont passagères tandis que celles qui viennent d’en haut sont éternelles. Aimons Dieu de façon inconditionnelle !

Suis-je content des gens qui m’entourent ?

Dans mon travail, mon église, ma famille, mon voisinage… ou suis-je souvent en train de me plaindre de mon entourage? Ne considérons pas les gens comme des problèmes mais comme des amis ou des âmes à sauver. Apprenons à regarder notre entourage comme Jésus lui-même le voit. N’attendons pas que les gens soient parfaits pour les aimer et les bénir car il y aura toujours des défauts (plus ou moins gros) chez notre prochain. Nous le savons, rien ni personne n’est parfait ici bas. Alors ne cherchons pas la perfection chez les autres quand elle n’existe pas même en nous. Pour trouver le contentement dans mon cœur, je dois demander à Dieu de me remplir de son amour parfait. L’amour couvre toutes les fautes et nous aide à supporter les faiblesses de ceux qui nous entourent. Sachons toutefois choisir correctement notre environnement proche, afin de nous préserver des relations toxiques.

Suis-je content de ma vie actuelle ?

Mon emploi, mon statut social, ma place dans l’église locale ou suis-je toujours dans la frustration ?? Ma vie est elle conforme à mes désirs et à ceux de Dieu ou suis-je en train de vivre une vie qui ne me ressemble pas ? Beaucoup de gens vivent leur vie au travers de la vie des autres, cherchant constamment à s’identifier ou à se projeter dans un idéal virtuel qui dure parfois l’instant d’un film, d’un spectacle ou d’un événement ! N’oublions pas que la comparaison et l’envie sont nocives pour la santé de notre âme. Il est temps d’arrêter de se comparer si nous voulons être heureux. Il y aura toujours des gens qui nous paraissent être mieux que nous, sans que cela soit vrai pour autant. Nous sommes les artisans de notre vie, ne laissons pas « la comparaison » la limiter ou la diminuer sur la base de critères subjectifs. Il est normal de chercher sa place au début de sa vie chrétienne mais qu’en est-il lorsque c’est toujours le cas au bout de plusieurs années de marche avec le Seigneur?

Dieu souhaite, autant que nous, nous orienter dans la voie de notre vie… Lorsqu’on accomplit notre mission dans la vie, on est content !

Paul a appris le contentement à l’école de la vie et de la souffrance car il puisait sa force en Dieu et en sa volonté. Lorsque nous traversons des moments difficiles, demandons au Seigneur ce qu’il veut nous apprendre…c’est peut-être le contentement qu’il veut placer au fond de notre cœur.

   Pasteur Yvan Cassar    

Garde ton cœur plus que tout !

Garde ton cœur plus que tout !

Proverbes 4v23

Dieu désire que nous gardions un cœur entier pour Lui.

Il est très important que notre cœur ne soit en rien partagé avec les idoles de ce monde. Un cœur entier est un cœur qui ne cache rien devant Dieu, c’est un cœur vrai et honnête qui ne cherche pas à se justifier lorsqu’il a commis une erreur. Nous devons faire très attention à ne pas cajoler dans le tréfonds de nos âmes des péchés secrets, car tout arrive un jour ou l’autre à la lumière de la Vérité. Le péché d’Acan a plongé Israël dans le désarroi de la défaite face à ses ennemis : Acan s’est tout simplement laissé entraîner par sa convoitise et sa fin fut dramatique (Josué 7 v 1 à 26). Nous devons laisser le Saint-Esprit sonder notre cœur pour mettre en lumière toute zone d’ombre que nous pourrions entretenir consciemment ou inconsciemment. Un cœur entier n’est pas un cœur parfait mais c’est un cœur qui se laisse reprendre et modeler par Dieu tout au long du chemin de la vie…

Ensuite nous devons garder notre cœur dans la paix et la joie.

Notre santé est directement liée aux sentiments intérieurs que nous entretenons. Nous savons que les gens anxieux ont plus de possibilité d’avoir des ulcères et de la tension artérielle que des gens qui vivent dans la paix et la joie. Le bon moral est également un moyen important pour aider un malade à mieux se rétablir. Nous devons apprendre à vivre par la foi afin de ne pas être tributaire des circonstances de l’existence. Souvent les épreuves et les difficultés ont tendance à nous voler notre joie et notre paix alors que la grâce divine voudrait nous rendre inébranlables, nous faisant parvenir à une communion intime avec Dieu. Bien entendu face à la souffrance, il est normal de connaître ponctuellement le découragement mais le danger serait de nous y installer. Dieu n’a pas prévu pour ses enfants une vie permanente de trouble et de tristesse ! Au contraire il souhaite nous voir vivre pleinement avec le cœur en fête (Proverbes 15v15).

Enfin apprenons à garder notre cœur tourné vers les autres.

L’égoïsme et l’égocentrisme sont tout l’inverse de l’amour véritable. Si notre cœur est rempli de l’amour de Dieu alors il sera forcément tourné vers les autres et même vers ceux vers qui nous n’irions pas naturellement. On raconte que lors d’une assemblée générale du mouvement de l’Armée du Salut, le fondateur William Booth, très âgé et ne pouvant plus se déplacer, envoya l’ordre du jour ayant pour seul objet « les autres ». Belle leçon d’amour et de désintéressement pour un homme au cœur plein d’amour pour son prochain, jusqu’au bout. Beaucoup disent aimer Dieu sans aimer leur prochain or aimer Dieu et son prochain sont deux commandements indissociables. Alors plus que jamais, gardons notre cœur tourné vers les autres et peut être que cet été nous aurons l’occasion de croiser un blessé du chemin qui a besoin de nous. Surtout arrêtons-nous et prenons le temps de lui prodiguer les premiers soins en le confiant au maître de l’hôtellerie céleste qui poursuivra en lui l’œuvre de guérison parfaite (Luc 10 v 33 à 35).

Pasteur Yvan CASSAR