Un vêtement en poils de chameau et une ceinture de cuir

Un vêtement en poils de chameau et une ceinture de cuir

[Matthieu 3:4]

Pour le moins qu’on puisse dire, c’est que Jean-Baptiste avait une vie sobre et dépouillée de tout artifice. Sa tenue vestimentaire nous enseigne qu’il ne cherchait pas à paraître mais avant tout à être. Sa marque de fabrique consistait à être sobre en toute chose. Il ne cherchait pas la gloire des hommes mais uniquement celle de Dieu. Sa nourriture était aussi très élémentaire : du miel sauvage et des sauterelles. Dans ce domaine également, il était très sobre et modéré. Et pourtant, sans moyen ni parure extérieure, il fut un aimant spirituel dans sa génération qui attirait les foules à la repentance et à Dieu. Il avait sur sa vie l’Esprit et la puissance du prophète Elie, qui jadis avait fait descendre le feu du ciel (1 Rois 18:24). Son message aussi n’avait rien de complaisant ni d’attrayant. Il condamnait avec fermeté l’hypocrisie religieuse, la duplicité en matière de foi et le péché. Il osait dire la vérité, même aux élites politiques de l’époque. C’est ce qui lui coûta de se faire trancher la tête (Marc 6:27). On dirait aujourd’hui qu’il ne « mâchait » pas ses mots ! Son pouvoir ne résidait donc pas dans ses apparences. Jean était rempli de l’Esprit et son message était poignant. Jean était aussi dans un lieu désert et pourtant les âmes venaient à lui de loin car elles étaient assoiffées de vérité. Le temple avec sa grandiosité avait perdu le sens de sa raison d’être : une maison de prière (Matthieu 21:13). Les officiels de l’époque avaient remplacé la manifestation de la présence de Dieu par des rituels froids et sans intérêt ! Évitons donc l’écueil de rechercher les apparences et non le fond. Tout ce qui brille n’est pas or ! N’oublions pas que, du temps d’Elie, Dieu ne fut pas dans le vent fort qui déchirait les montagnes, le tremblement de terre et le feu… mais dans le murmure doux et léger, ou traduit encore par le murmure d’une légère brise (1 Rois 19:12). Cela signifie pour nous aujourd’hui que la force n’est pas dans les moyens extraordinaires que nous utilisons pour amener les âmes à Dieu mais dans le fond de ce qui nous habite en réalité : Sa Présence.

Pour conclure et pour équilibrer cet article, il est important de comprendre aussi que le problème n’est pas dans les moyens techniques en soi mais dans les mobiles qui animent ceux qui les utilisent. Le problème n’était pas dans la gloire apparente du temple ou dans le temple lui-même, construit sous inspiration divine, mais dans la cupidité du coeur des hommes. Il est tout de même important que l’église puisse être équipée convenablement et suffisamment pour atteindre sa génération avec les moyens adéquats. Il ne faudrait pas penser d’un autre côté que faire vœux de pauvreté ou que cultiver un esprit conservateur et médiocre soit la bonne chose à faire. Nous devrions au contraire, en gardant l’essentiel et le fond, utiliser tous les moyens possibles pour appréhender avec sagesse et pertinence notre génération. Il n’est pas question ici de se compromettre mais de se faire tout à tous pour atteindre le plus grand nombre (1 Corinthiens 9:22). L’équilibre est sans doute la voie royale de l’obéissance à Dieu sur laquelle nous éviterons le lion du sectarisme et du fascisme religieux (Esaïe 35:9).

Pasteur Yvan Cassar

Besoin de persévérance dans la course

Besoin de persévérance dans la course

Dans Hébreux 12.1, la vie chrétienne nous est présentée semblable à une course, on peut dire aussi une longue marche, à la suite de Celui, Jésus-Christ, qui nous a ouvert la carrière après « avoir inaugurée pour nous la route nouvelle et vivante au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair » (Hébreux 10.20). Et la Parole de nous encourager : « courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte ».

Quelles sont les bonnes conditions requises pour courir avec persévérance, c’est-à-dire détermination et endurance, afin d’aller jusqu’au bout et d’achever la course ?

D’abord, il est indispensable de rejeter tout fardeau, c’est-à-dire tout ce qui pèse et alourdit. Il est aussi indispensable de rejeter tout péché, c’est-à-dire ce qui déplait à Dieu : «rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement ». Le fardeau et le péché sont des freins et des obstacles pour une course achevée et victorieuse.

Ensuite, le coureur doit courir avec « les yeux de la foi » fixés sur Jésus, tout à la fois maître et entraîneur, qui par son exemple parfait d’une foi accomplie à toute épreuve, a déjà remporté la victoire : « ayant les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection, en échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu » (Hébreux 12.2).

Et dans cette course ou longue marche de la foi, le coureur a besoin de persévérance, ce trait de caractère fait de zèle et d’espérance déterminée, qui lui permet de ne point se relâcher, de ne point abandonner et de poursuivre son voyage de pèlerin jusqu’à son terme.

Et combien nous pouvons être encouragés, puisque nous sommes environnés d’une grande nuée de témoins qui nous ont précédés ! Tel Abraham à propos duquel il est écrit : « Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même, et dit : certainement, je te bénirai et je multiplierai ta postérité. Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant persévéré, obtint ce qui lui avait été promis » (Hébreux 6 : 13 – 15).

Et si cela ne suffisait pas pour nous donner le courage nécessaire, alors il est bon de considérer l’amour de Jésus qui lui a permis de supporter contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, « afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée ».

Jean-Jacques TREZERES

Besoin de persévérance dans la foi

Besoin de persévérance dans la foi

La persévérance est indispensable pour garder la foi en Dieu et sa Parole, pour accomplir sa volonté et pour obtenir ses promesses (Apocalypse 3 : 10 – 13 / Hébreux 10 : 35 – 39). Dieu sait que nous en avons besoin et il sait que ce trait de caractère s’obtient dans et grâce aux épreuves.

Désirant ce qu’est et ce que produit la vie de l’Esprit chez le croyant né de nouveau, l’apôtre Paul écrit : « J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous » (Romains 8.18). « Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore ? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance » (24-25).

Cela se nomme la persévérance dans la foi, à l’exemple d’Abraham qui « ayant fait preuve de persévérance, obtint ce qui avait été promis » (Hébreux 6.15), et qui « par la foi offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses et à qui il avait été dit : en Isaac, tu auras une postérité appelée de ton nom. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts ; aussi il retrouva son fils, ce qui est une préfiguration » (Hébreux 11 : 17-19).

A l’exemple aussi de tous ceux qui subirent ou subissent les moqueries, la prison, la persécution, mais qui persévèrent dans la foi, convaincus que Dieu a quelque chose de meilleur pour eux.

Alors, merci Seigneur pour la persévérance de la foi en ta Parole, en ta volonté et en tes promesses, trait de caractère développé au milieu des épreuves. Nous pouvons compter sur toi afin de persévérer dans notre foi, toi qui nous dit « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16.33), « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28.20).

Jean-Jacques TREZERES

Ton serviteur ira se battre !

Ton serviteur ira se battre !

[1 Samuel 17:32]

Cette parole de David a été donnée lorsque le peuple de Dieu était sous l’oppression intimidante du philistin Goliath. En effet il y avait de quoi humainement être découragé devant l’imposante masse de muscles de ce géant… un guerrier exercé à tuer et à rompre tout ce qui est sur son passage. De plus ses paroles étaient outrageantes et humiliantes à l’égard de Dieu et de son peuple. Personne n’osait se mesurer à ce colosse impressionnant ! Excepté le jeune berger David animé par l’Esprit de Dieu. Ce jeune garçon, choisi par Dieu pour être le futur roi d’Israël, s’est clairement démarqué dans cet épisode, en confrontant le géant de la peur et du doute. Il a su être une solution et un moyen de délivrance pour son peuple. Sa foi et son courage furent, depuis, un exemple exceptionnel. Ce jour-là David n’avait pas nécessairement programmé de devenir un héros national et pourtant c’est ce qui s’est produit. Cet épisode nous apprend au moins deux choses pour rester combatifs dans les temps difficiles :

-Tout d’abord ne vous découragez pas car, si les hommes vous oublient, Dieu pense à vous. Dans un de ses Psaumes, David a écrit : … Le Seigneur pense à moi… (Psaumes 40:18). Son père, lors de l’investiture du futur roi, n’a pas jugé bon d’inviter le petit dernier, David, mais Dieu avait non seulement pensé à lui mais il avait aussi prévu de faire de lui le futur roi de son peuple. Vous pouvez avoir le sentiment d’être oubliés (voire rejetés) et mis de côté mais Dieu ne vous laissera jamais tomber. Ses projets pour vous sont bien au-delà de ce que vous pouvez penser et imaginer. Ne laissez pas certaines personnes déterminer l’altitude à laquelle Dieu vous a appelés à voler. Parfois vous serez réduits, voire méprisés par les jaloux et les petites visions de quelques individus mais Dieu a de grandes choses pour vous. Le destin des enfants de Dieu est glorieux. Vivre en sa présence glorieuse, c’est la plus grande des choses de la vie. Cela n’a rien à voir avec un statut social ici-bas mais avec votre position spirituelle. Ainsi votre vie est destinée à encourager et à être une source de bénédiction. Dieu ne peut pas vous oublier car il vous a gravés sur ses mains et sur son cœur.

-Ensuite ne vous découragez pas car votre force n’a rien à voir avec vos capacités naturelles mais avec le fait de la Présence de Dieu dans votre vie. David, avant d’être un héros, était d’abord et avant tout un homme de Dieu qui avait sur sa vie une onction. David était un homme de communion avec le Seigneur. Il appréciait prendre du temps dans la prière et la Présence de son Dieu. La prière n’était pas pour lui un rituel et une corvée mais un temps de délice et de relation d’amour avec son Père céleste. Il aimait Dieu et l’adorait de façon très poétique. David n’était pas juste un guerrier et un tueur d’ours, de lion ou de géants… Il était aussi un poète, musicien, chantre et berger de troupeau. Sa force n’était donc pas dans ses armes mais dans son amour pour Dieu. Une fronde et une pierre polie du torrent ont suffi pour terrasser le géant car Dieu était avec lui. Il n’eut pas besoin de l’armure embarrassante de Saül, le roi déchu. Laissons de côté les méthodes et cherchons la réalité de sa communion ! Ne nous décourageons donc pas car, même si nous n’avons pas de grands moyens, notre ressource pour vaincre l’adversité sera toujours en Dieu seul. Restons combatifs !

Pasteur Yvan Cassar

Fleurs épanouies et fenêtres solidement grillées !

Fleurs épanouies et fenêtres solidement grillées !

[1 Rois 6/4 et 18]

Lors de la description du temple de Salomon, nous découvrons certains détails forts de sens et très enrichissants pour notre instruction spirituelle. L’intérieur du temple construit par Salomon et préparé par son Père David d’après le modèle inspiré de Dieu, offrait des sculptures de coloquintes et de fleurs épanouies (1 Rois 6/18). Cette beauté intérieure du temple évoque la vie intérieure épanouie de celui dont le corps est le temple de Dieu (1 Corinthiens 6/19).

L’écriture enseigne, par ailleurs, que le cœur de la bien-aimée est comme un beau jardin accessible à celui qui l’aime (Cantiques 5/1) mais, il doit-être fermé aux agressions du monde (Cantique 4/12). En effet, pour garantir notre printemps spirituel, il est indispensable de protéger notre vie intérieure dans laquelle Satan cherche à se glisser par toutes sortes de moyens de séduction.

La description du temple de Salomon indique, à cet égard, que le roi fit des fenêtres solidement grillées pour sa protection (1 Rois 6/4). (D’autres traductions de la bible parlent de fenêtres fermées à linteaux saillants ou à treillis fixes…)

Protégeons donc solidement nos vies intérieures de tout ce qui pourrait rentrer, voler et détruire la pureté de nos cœurs épanouis. Ne répétons pas l’erreur d’Adam qui n’a pas su garder le jardin délicieux dans lequel il s’épanouissait (Genèse 2/15). L’ecclésiaste compare de façon poétique et avec justesse les yeux obscurcis qui regardent par les fenêtres(Ecclésiaste 12/5) ; quelqu’un a dit du reste que les yeux sont les fenêtres de l’âme. Beaucoup de détresses dans la bible sont hélas le produit de regards mal placés, ce fut le cas d’Ève (Genèse 3/6), de la femme de Lot (Genèse 19:26), du roi David (2 Samuel 11/2) et des 10 espions envoyés en Canaan (Nombres 13/33). Rappelons- nous encore que Satan, appelé aussi le prince de la puissance de l’air, bien avant l’apparition de la télévision et de tous les moyens de communication moderne et actuelle, a su montrer au Fils de Dieu, en un instant, tous les royaumes de la terre (Luc 4/5). Que nos fenêtres soient donc solidement grillagées si nous voulons que notre printemps spirituel demeure et donne envie à tous ceux qui nous entourent et nous voient vivre. N’est-il pas vrai que les plus belles fleurs sont celles qui sont épanouies ?

Pasteur Yvan Cassar

Fortifie-toi et prends courage

Fortifie-toi et prends courage

[Josué 1:9]

Le défi était immense pour Josué. De plus, il succédait au leader le plus influent de tous les temps. Josué avait de quoi se sentir effrayé devant ce qui l’attendait : conquérir un pays infesté d’ennemis, des géants à abattre et renverser des forteresses imposantes. Mais il pouvait faire confiance à Dieu et à son immense fidélité. Moïse était mort mais le Dieu de Moïse était toujours vivant et actif ! Parfois la vie peut nous sembler effrayante et les obstacles insurmontables mais si Dieu est avec nous, nous n’avons absolument rien à craindre. Nous pouvons être forts et courageux !

Josué pouvait se fortifier en Dieu et en sa Parole toujours vivante et d’actualité (Josué 1:8). La Parole de Dieu est une source intarissable de réconfort et de force extraordinaire. Elle est ce miel qui ouvre nos yeux et ce pain spirituel qui nourrit notre cœur. Elle est aussi ce guide pratique qui nous aide à savoir quoi faire dans toutes les situations de la vie. Elle nous éclaire et nous montre comment nous conduire en société et comment entretenir avec Dieu une relation de qualité. Elle nous montre aussi ce que Dieu apprécie et ce qu’il réprouve. Lire la Parole et la méditer apporte un bienfait inouï à nos âmes et nous assure le succès dans toutes nos entreprises. Comme Josué, nous sommes invités à plonger nos regards dans cette Parole, chaque jour, pour lui permettre de nous transformer et de nous rendre de plus en plus forts en Dieu.

Josué pouvait aussi se fortifier dans la rivière du Saint-Esprit et dans la communion avec l’Éternel Dieu (Exode 33:11). Nous savons que Josué était un homme de prière. Aux côtés de Moïse, il a appris l’importance de demeurer dans la Présence de Dieu pour recevoir ses instructions et être fortifié. Il a appris aussi que toutes les victoires se remportent contre les « Amalec du péché » lorsque nos mains sont levées en prière (Exode 17:11). La communion avec Dieu fait partie des éléments indispensables pour remporter les batailles contre la chair, les séductions de ce monde et le Diable lui-même. La communion du Saint-Esprit est la force de tous les croyants victorieux. Sans une bonne relation avec la personne du Saint-Esprit, nous ne pouvons pas être forts et vainqueurs. Ne nous contentons pas des victoires passées et allons de l’avant, remplis de sa force et de son Esprit !

Pasteur Yvan Cassar