[Marc 5:36]

Aujourd’hui ce message est sans doute la parole la plus appropriée à notre société qui vit dans l’anxiété. La peur s’est invitée dans le coeur de notre nation qui est frappée au plus profond d’elle-même par la crainte de la maladie et de la mort. Cette Parole de Jésus s’adressait à un homme du nom de Jaïrus dont la fille venait tout juste de perdre la vie. Son seul espoir était de se tourner vers Jésus. Comme beaucoup en Israël, ce chef de synagogue avait entendu parler du Seigneur, de ce Jésus qui faisait des miracles extraordinaires et qui pouvait rendre l’espoir aux désespérés de la vie. Cet homme va donc prendre son courage à deux mains et tenter sa dernière chance en allant vers Jésus. Il va le rencontrer et lui exprimer sa souffrance, dans un cri de détresse ultime…

Cet homme va prier le Maître (Marc 5:23). C’est ce que tout un chacun devrait faire à l’heure de la détresse. S’abandonnant à son Sauveur et Seigneur, iI va prier avec instance et humilité. C’est souvent lorsqu’on est au bout de nous-mêmes que nous faisons les prières les plus profondes. La sincérité puise sa force bien souvent dans la souffrance. Les difficultés sont le terreau du renouveau et du surnaturel. La peur et la peine de perdre sa petite fille propulsent Jaïrus aux pieds du Seigneur. Le regard des autres et le prestige de sa position religieuse et sociale n’ont plus d’importance. Pour lui, une seule chose compte : que sa fille précieuse soit guérie. Il espère et s’attend à ce que la puissance du Seigneur se manifeste dans sa situation de vie. Il cherche l’attention de Dieu et de Jésus. Il cherche l’espoir et la délivrance. Son coeur n’en peut plus de lourdeur. Son fardeau est trop grand, il s’écroule aux pieds du Seigneur et lui livre tout son coeur. Il prie avec ferveur et le Seigneur va obtempérer. Jésus va se mettre en route pour aller à la rencontre de cette enfant malade. Jaïrus voit se lever dans sa vie une lueur d’espoir…

Il va continuer à croire (Marc 5:40). Alors que Jaïrus est en route avec Jésus, la terrible nouvelle tombe : « ta fille est morte ! C’est fini, laisse aller Jésus, c’est trop tard, il n’y a plus d’espoir. » La partie est désormais perdue, pour toujours. Il n’y a plus rien à faire. Les gens qui tiennent ce discours ne connaissent pas Jésus. Avec le Seigneur, ce n’est jamais trop tard et jamais vraiment fini. Mais quand il n’y a plus de vie selon les hommes, il y a toujours un espoir possible avec Dieu. Même si cela peut sembler déraisonnable, Jésus va encourager Jaïrus à ne pas craindre mais à croire seulement. En d’autres mots, il l’engage à ne pas raisonner mais à garder une entière et totale confiance. Il est des moments où il faut reprendre le contrôle de nos pensées et de nos émotions, pour vivre un miracle. La crainte est paralysante et les pensées négatives déprimantes. Il faut savoir faire abstraction de ce que les « gens » bien intentionnés disent autour de nous. La foi ne se nourrit pas en écoutant les paroles négatives des uns et des autres mais en écoutant seulement la Parole du Maître. Jésus nous appelle à croire envers et contre tout. Nous ne devons pas prêter attention à la dictature de nos « 5 sens » mais plutôt à la douce voix de notre conscience de Dieu qui nous dit intérieurement : « ne crains pas, crois seulement ». La foi triomphe de la peur. Et la peur est vaincue par la confiance en Dieu et en sa Parole. La foi triomphe toujours au final…

Il faut nourrir l’enfant (Marc 5:43) . Eh oui, Jésus a guéri cette jeune fille. Elle fut rendue vivante et en bonne santé à son père. Le Seigneur a exaucé la prière de la foi de Jaïrus. La vie a repris ses droits, la maladie et la mort ont disparu. Jésus a triomphé du mal. Comme toujours avec Jésus, si on sait le prier avec foi, la délivrance est assurée. Ce n’est qu’une question de temps pour que nos yeux voient ce que nous croyons. Il suffit d’être patient et persévérant. Puis Jésus donnera cette recommandation pratique d’apporter à manger à l’enfant ressuscitée. En effet nous devons toujours entretenir la bénédiction divine. Nous ne devons jamais prendre pour acquis ce que Dieu nous donne. Nous devons prendre soin des grâces qu’il nous accorde. L’Ecriture dit aussi que nous devons travailler à notre salut. Cette pensée n’est pas à prendre dans le sens que nous devons mériter le Ciel par nos efforts et nos mérites, elle serait un « feu étranger » de faux raisonnement par rapport à l’ensemble de l’enseignement des Écritures. Cela signifie que nous devons veiller à entretenir l’œuvre de la grâce dans notre coeur. Notre coeur doit être nourri de la bonne Parole de Dieu. La nourriture par excellence de nos âmes sera toujours à notre portée chaque matin dans les pages de la Sainte Bible. Si nous ne voulons pas perdre les bénéfices des bénédictions passées, accordées par notre Seigneur, nourrissons chaque jour notre vie des paroles de la foi en Dieu… Et soyons reconnaissants au Seigneur, chaque jour qu’il nous donne, de pouvoir aller de l’avant sans crainte et sans peur !

Pasteur Yvan Cassar