Mardi 15

Matthieu 25:35 « Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli. »

Ce verset extrait d’un sermon de notre Seigneur indique l’importance de manifester des actes de compassion envers les plus démunis. Jésus, dans ce message, s’identifie complètement avec ceux qui n’ont rien ou presque, c’est-à-dire que Jésus « est » ce pauvre qui manque de tout et que trop souvent nous ne considérons pas suffisamment. Ces gestes d’amour et de bienveillance pratique selon notre Seigneur devraient être accomplis d’une façon totalement désintéressée et spontanée. Que ce soit de façon pratique ou surnaturelle, une brebis du Seigneur est engagée corps et âme pour soulager la profonde misère humaine. La souffrance sous toutes ses formes est partout autour de nous. L’injustice sociale grandit de plus en plus dans notre société dite moderne. Il suffit d’avoir les yeux et le coeur ouverts pour y voir l’immensité des besoins. L’Eglise apostolique a toujours eu à coeur de soutenir les plus démunis parmi elle. D’après la règle d’égalité ayant pour fondement l’usage de la manne dans l’Ancien Testament, nous sommes encouragés à partager nos biens avec ceux qui sont dans la précarité (2 Corinthiens 8:13 à 15). De plus n’oublions jamais que le premier commandement est d’aimer Dieu et notre prochain comme nous-mêmes (Matthieu 22:37). Nous ne pouvons pas dire que nous aimons vraiment Dieu que nous ne voyons pas si nous n’aimons pas nos frères que nous voyons (au risque d’être trouvés menteurs). Que le Seigneur renouvelle en nous des entrailles de miséricorde et des coeurs de compassion pour prier pour les « pauvres », mais surtout pour que nous puissions mener des actes concrets de solidarités fraternelles envers le plus grand nombre. C’est alors qu’un jour nous aurons le bonheur et la joie, à notre plus grande surprise, d’entendre un message d’encouragement de la part de notre merveilleux sauveur Jésus-Christ.

Pasteur Yvan Cassar