[Jean 11:40]

Cette Parole, citée par Jésus à Marthe, nous rappelle l’importance de demeurer dans la foi en toute circonstance, même lorsque la maladie et la mort s’invitent dans notre maison. En effet Lazare, malade, vient de mourir brutalement. En quelques petits jours, l’ami de Jésus fut emporté dans l’au-delà. Les sœurs du défunt ne comprennent pas pourquoi Jésus n’est pas intervenu immédiatement. Pourquoi est-il resté deux jours encore, au-delà du Jourdain, en Pérée ? Il lui fallait environ neuf à dix heures de marche pour se rendre à Béthanie. Mais Jésus ne souhaitait pas seulement guérir Lazare, il souhaitait le ressusciter afin de faire éclater la gloire de Dieu.

Parfois dans nos vies, la situation se dégrade et on a l’impression que Dieu ne fait rien (Jean 11:3). Nous avons fait monter vers le Seigneur des kilomètres de prières mais rien n’y fait. Son silence est assourdissant et parfois angoissant. Notre enthousiasme et notre foi fondent comme la neige au soleil. L’amertume et l’incompréhension gagnent petit à petit nos cœurs. C’est ainsi que, lorsque Jésus arrivera à Béthanie, il sera accueilli avec une certaine froideur, d’abord par Marthe et ensuite par Marie. Les deux sœurs sont plongées dans un océan de chagrin et d’incompréhension. Leur frère est mort et, d’après elles, il est maintenant trop tard. Tout est fini, il n’y a plus d’espoir. Si nous ne croyions pas au miracle, c’est effectivement ce que nous pourrions penser mais…

Jésus pleura (Jean 11:35). C’est le verset le plus court de toute la Bible. Jésus n’est pas insensible à ce qui vient de se passer dans ce petit village de Béthanie. Jésus aimait vraiment Lazare et ses sœurs. Il est submergé par une vague d’émotion qui l’attriste profondément. Ses larmes sont l’expression naturelle d’un coeur qui saigne et qui se serre devant la souffrance de ses amis qui passent par l’épreuve de la vie. Le deuil tire des larmes des yeux et du coeur de notre sauveur. Son coeur est touché et atteint dans ses profondeurs. Jésus est sensible et aimant, son âme n’est pas emmurée dans la froideur de l’indifférence, comme beaucoup de religieux de son temps (Luc 10:31). Pourtant il sait ce qu’il va faire, il sait que, dans quelques instants, tout sera bien différent. Il sait très bien que de la cendre du deuil, il va faire renaître le feu de l’espoir et de la joie. La consolation est sur le point de se manifester.

Par sa Parole, Jésus va tout changer (Jean 11:43). En effet, il va demander à ce que la « pierre de la fatalité », dressée devant le tombeau, soit roulée immédiatement. Le fait qu’il sente déjà après quatre jours de mort ne consistait pas pour lui un obstacle à la manifestation de la puissance de Dieu. Par contre la « pierre du doute et de l’incrédulité » des coeurs de la famille du défunt, oui. Tant de « pierres de scepticisme » se dressent entre sa Parole et notre miracle. Cette pierre se manifeste au travers de beaucoup de raisonnements et de tergiversations. Mais une fois la pierre roulée, la Parole du Maître, après une courte prière à son Père céleste, va raisonner dans ce petit village : « Lazare sors » …et le mort sortit, nous dit la Parole de Dieu. Aujourd’hui encore, sa Parole vivante et puissante est capable de ressusciter ce qui est mort en nous. Y-a-t-il des rêves qui sont morts en vous ? Y-a-t-il des relations qui sont mortes dans votre entourage ? Y-a-t-il une dimension spirituelle qui s’est éteinte en vous ? Dieu est capable, d’un seul mot, de redonner vie à tout cela, si seulement nous osons croire !

Pasteur Yvan Cassar