[Matthieu 25]

Comme Jésus le dit ne nous inquiétons pas pour notre vie. Certains diront, face à tout ce qui se passe en ce moment dans le monde, qu’il est difficile de ne pas céder à la panique. La peur semble de plus en plus s’emparer des coeurs. Le tsunami de l’angoisse déferle sur l’humanité. Les temps que nous vivons nous exposent à nos limites. Le fait de se sentir dépassé et impuissant à traiter les problèmes peut générer de l’anxiété. Jésus nous donne le remède à l’inquiétude et à la peur, dans son magnifique discours sur la montagne.

Tout d’abord la meilleure façon de se libérer de l’inquiétude et de la peur consiste à prendre de la hauteur (Matthieu 5:1). Jésus a enseigné les principes du Royaume de Dieu sur la montagne. Cette montagne au bord du lac de Galilée fut le pupitre du plus grand discours que le monde n’ait jamais entendu. La bonne nouvelle, c’est que l’inquiétude peut disparaître lorsque nous montons sur la montagne, à l’écoute de la Parole de Dieu. Si la montagne peut être le symbole des difficultés, elle peut être aussi le symbole de la communion avec Dieu. En effet le fait de prendre de la hauteur avec le Seigneur, dans la prière, nous aidera toujours à voir les choses autrement et sous un angle différent. La vue depuis le sommet d’une montagne est merveilleuse, elle nous permet de voir les choses avec une perspective renouvelée. Vu d’en haut, tout paraît beaucoup plus petit. De plus l’air que nous respirons est aussi plus pur et bien plus agréable. La montagne est donc l’occasion de s’élever au-dessus des difficultés et des épreuves du temps présent. Le temps mis à part avec le Seigneur nous permettra toujours de relativiser toute chose et de vaincre nos angoisses abyssales du moment. Même si ça coûte un peu, n’hésitons pas à gravir la montagne de la prière. En cherchant premièrement le Seigneur toutes nos craintes disparaîtront et Dieu pourvoira à tous nos besoins (Mathieu 6:33).

Ensuite nous devons comprendre que l’inquiétude est inutile et surtout nuisible (Matthieu 6:27). Selon Jésus, le fait de se faire du souci ne change rien. On ne peut pas ajouter de la vie (même 55cm) à notre existence en nous faisant du souci. En réalité, c’est même tout le contraire ! L’inquiétude est dangereuse et destructrice pour nous et pour notre environnement. Lorsque nous nous inquiétons, nous sommes en train de faire preuve de doute et d’incrédulité. Nous devons croire que le Seigneur s’occupe de tout et rejeter les sentiments de peur qui voudraient s’emparer de nous. La vie est un combat, rester dans la foi aussi. Nous avons le choix de fermer la porte à l’inquiétude lorsqu’elle se présente à nous. L’inquiétude dans le coeur de l’homme l’abat (Proverbes 12:25). Ces sentiments de peur, d’angoisse et de crainte nuisent à notre santé mentale et physique. La peur réduit nos performances et notre créativité. La peur est un cancer spirituel qui se nourrit des mauvaises pensées que nous entretenons. Les scénarios catastrophes et les histoires d’horreurs que l’ennemi de nos âmes nous raconte génèrent beaucoup d’insomnie chez les enfants de Dieu. Nous devons donc prendre conscience que l’inquiétude est non seulement inutile mais, bien plus, elle est nuisible.

Enfin Jésus va encourager ses disciples sur la montagne à regarder la nature, belle et instructive : les oiseaux du ciel et les lis des champs. Sachons nous laisser enseigner par la nature et voyons comment Dieu prend soin des petits oiseaux et de l’herbe des champs. Ils ne font pas d’efforts particuliers et pourtant ils sont au bénéfice des soins du bon et tendre Père céleste. L’objectif de ces paroles n’est pas de nous encourager à la paresse mais à la confiance en Dieu. Nous avons beaucoup plus de valeur que les oiseaux et l’herbe des champs, n’ayons donc aucune peur. Le Seigneur pourvoira à nos besoins. Nous devons aussi apprendre à regarder ailleurs qu’à nos problèmes. La direction de nos yeux n’est pas anodine. Beaucoup de problèmes ont eu pour origine un simple regard mal placé. Jésus, dans ce même sermon, évoque d’ailleurs la convoitise des yeux qui peut conduire un homme à la perdition (Matthieu 5:28). Regarder, c’est considérer avec attention. Pour sortir de nos inquiétudes, nous devons donc arrêter de regarder et de considérer nos problèmes. Mis à part Josué et Caleb (Nombres 14:24), les espions qui ont exploré le pays de Canaan, le pays promis, n’ont pas su regarder à Dieu. Ils ont considéré la grandeur de leur problème et ainsi ils passèrent à côté du plan de Dieu pour leur vie. Ayons les yeux orientés dans la bonne direction et sachons voir les bonnes choses que Dieu fait. Par les regards fixés vers le Seigneur, nous nous maintiendrons dans la foi, comme Pierre a été maintenu sur les eaux de l’impossible et du surnaturel !