[Actes 2:4]
Quelle glorieuse bénédiction de recevoir la plénitude du Saint-Esprit ! Cela équivaut sans nul doute à une renaissance. La plénitude de la présence de Dieu est la promesse du Père faite à tous ses enfants bien-aimés. Chaque croyant de la nouvelle alliance est le temple du Saint-Esprit. Mais tous les croyants ne sont pas remplis de l’Esprit. On peut avoir reçu le Seigneur dans son coeur et être pleinement sauvés sans pourtant être pleins de l’Esprit de Dieu, comme ce fut le cas des Ephésiens qui avaient bien expérimenté la repentance et la nouvelle naissance mais sans avoir entendu qu’il y ait un Saint-Esprit (Actes 19:2). Après les avoir enseignés à ce sujet, Paul va prier pour eux et ils vont recevoir cette bénédiction du Ciel. La plénitude, à bien des égards, est une vraie source d’enrichissement spirituel et de transformation.
Le baptême d’en-haut nous offre la plénitude de la foi (Actes 6:5). Le baptême dans le Saint-Esprit est accompagné de cette assurance surnaturelle pour affronter les défis de cette vie. Sans le Saint-Esprit, il est difficile de se maintenir dans la plénitude de la foi. L’Esprit suscite en nous des convictions profondes et inébranlables. Il nous ramène toujours à la Parole vivante et permanente de Dieu, la Parole de Dieu étant la source principale de notre foi (Romains 10:17). Cette Parole est l’épée de l’Esprit. L’Esprit et la Parole sont étroitement liés, pour ne pas dire qu’ils ne font qu’un. Nous avons besoin d’être animés d’un esprit de foi pour non seulement plaire à Dieu mais aussi pour accomplir ses plans. L’ennemi de nos âmes voudrait nous empêcher d’avancer dans les voies parfaites de Dieu. Satan voudrait nous décourager et nous faire échouer dans nos entreprises pour le Seigneur. Mais par la foi en Dieu et remplis de son Esprit, nous réussirons si nous le désirons de tout notre coeur. Il nous sera toujours fait selon notre foi. Demandons au Seigneur d’augmenter notre foi et il nous baptisera d’un Esprit de feu. Une onction fraîche est sur le point de nous être renouvelée. Quand on est remplis de l’Esprit, nous n’avons plus peur de rien et nous sommes prêts tout à nouveau à affronter les géants de l’intimidation et de la crainte.
Le baptême d’en-haut nous remplit aussi de joie (Actes 13:52). Même si nous savons que la joie du Seigneur est notre force, il n’est pas toujours aisé d’en être remplis. Le Saint-Esprit est la source de la vraie joie. Lorsque la présence de Dieu nous inonde, alors nous sommes dans une joie ineffable et glorieuse : la joie du Ciel. En effet il y a de la joie dans le Ciel. Dieu n’est pas un Dieu triste mais il est un Dieu joyeux et même bienheureux. N’ayons pas cette fausse image de Dieu qui consisterait à le voir d’une manière sévère, avec des éclairs dans les yeux. Même si Dieu est redoutablement juste et saint, il est aussi amour, paix et joie. Lorsque nous vivons dans une douce intimité avec Lui, il se plaît à déverser en nous sa joie céleste. Le Seigneur a promis que personne ne pourrait nous la ravir (Jean 16:22). Bien des choses peuvent nous voler notre joie. Les soucis de la vie et les sujets de tristesses ne manquent pas ici-bas. Les manques de toutes sortes, les abandons, les vexations et les souffrances sont les ennemis farouches de notre quiétude et de notre joie. Mais gardons les yeux fixés sur le Seigneur car lorsqu’on tourne vers Lui les regards, on est rayonnants de joie (Psaumes 34:6). Lorsque Moïse sortait d’un temps où il avait parlé avec le Seigneur, son visage reflétait l’éternité. Paul, en prison, pouvait dire : « réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » (Philippiens 4:4).
Le baptême d’en-haut nous remplit de force et de capacités (2 Timothée 1:7; 2 Corinthiens 3:4,5). Sans l’assistance de l’Esprit, l’église du premier siècle n’aurait pas pu toucher le monde comme elle l’a fait. Le Saint-Esprit dans notre témoignage fera toujours la différence. Nous ne devons pas confondre éloquence naturelle et onction spirituelle. Même si elles sont proches d’apparence, elles sont pourtant différentes quant à la source. Les religieux de l’époque des apôtres étaient étonnés de voir l’assurance avec laquelle Pierre et Jean s’exprimaient, sachant qu’ils étaient des hommes sans instruction (Actes 4:13). En réalité leur compétence et leur pouvoir de persuasion provenaient non de l’érudition mais de la communion avec Jésus par le Saint-Esprit. Bien entendu il est important d’étudier et d’acquérir des connaissances car cela aussi honore Dieu et sera utile tôt ou tard au service du Seigneur. Toutefois pour résister, durer et bien faire l’œuvre de Dieu, nous avons besoin de bien plus que d’une simple connaissance théologique apprise sur les bancs de l’école. Le Saint-Esprit est le meilleur des enseignants et le seul qui puisse vraiment nous aider à bien combattre notre adversaire qui s’est emparé de notre génération. Sachons dépendre de l’Esprit et attendre la promesse du Père à notre « Jérusalem » (Luc 24:49).