Dans Hébreux 12.1, la vie chrétienne nous est présentée semblable à une course, on peut dire aussi une longue marche, à la suite de Celui, Jésus-Christ, qui nous a ouvert la carrière après « avoir inaugurée pour nous la route nouvelle et vivante au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair » (Hébreux 10.20). Et la Parole de nous encourager : « courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte ».

Quelles sont les bonnes conditions requises pour courir avec persévérance, c’est-à-dire détermination et endurance, afin d’aller jusqu’au bout et d’achever la course ?

D’abord, il est indispensable de rejeter tout fardeau, c’est-à-dire tout ce qui pèse et alourdit. Il est aussi indispensable de rejeter tout péché, c’est-à-dire ce qui déplait à Dieu : «rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement ». Le fardeau et le péché sont des freins et des obstacles pour une course achevée et victorieuse.

Ensuite, le coureur doit courir avec « les yeux de la foi » fixés sur Jésus, tout à la fois maître et entraîneur, qui par son exemple parfait d’une foi accomplie à toute épreuve, a déjà remporté la victoire : « ayant les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection, en échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu » (Hébreux 12.2).

Et dans cette course ou longue marche de la foi, le coureur a besoin de persévérance, ce trait de caractère fait de zèle et d’espérance déterminée, qui lui permet de ne point se relâcher, de ne point abandonner et de poursuivre son voyage de pèlerin jusqu’à son terme.

Et combien nous pouvons être encouragés, puisque nous sommes environnés d’une grande nuée de témoins qui nous ont précédés ! Tel Abraham à propos duquel il est écrit : « Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même, et dit : certainement, je te bénirai et je multiplierai ta postérité. Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant persévéré, obtint ce qui lui avait été promis » (Hébreux 6 : 13 – 15).

Et si cela ne suffisait pas pour nous donner le courage nécessaire, alors il est bon de considérer l’amour de Jésus qui lui a permis de supporter contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, « afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée ».

Jean-Jacques TREZERES