S’il y a bien une caractéristique concernant la persévérance, c’est celle qui la définit comme étant la ténacité face au découragement, à l’adversité ou à l’opposition. Le peuple d’Israël a attendu pendant des générations l’accomplissement de promesses que beaucoup n’ont jamais vu. Dans sa constance et son amour pour son peuple, Dieu n’a pas modifié son dessein de salut, pas plus que pour l’humanité toute entière. Les prophètes regardèrent toujours au-delà des échecs, des drames, des épreuves et des oppositions, vers un avenir glorieux, tout comme tous les chrétiens persécutés à cause de l’Evangile, qui ont enduré les nombreuses afflictions du moment. Tous ceux-là ont tenu bon dans la foi en leur Dieu Sauveur. Jésus-Christ a affirmé à deux reprises que « celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 10.22 / 24.13).

L’apôtre Paul, sur la base de la foi dans laquelle il est important de demeurer ferme, présente les afflictions comme un sujet de gloire : « nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance » (Romains 5 : 3 – 4).

L’apôtre Jacques, inspiré par le même Esprit, nous appelle à regarder comme un sujet de joie les diverses épreuves, « sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience (ou la persévérance) » (Jacques 1.3). Autrement dit, si notre foi n’est pas éprouvée, le fruit de la patience ou persévérance ne peut mûrir.

Développant la pensée du Seigneur, il prolonge ainsi : « Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien » (Jacques 1.4).

Oui, le Seigneur nous fait grâce et nous accompagne dans l’épreuve de la foi, désirant que nous demeurions fermes et que nous persévérions, afin de tenir jusqu’au bout et afin de le glorifier. Il sait que nous avons besoin de persévérance pour parvenir au terme de son salut.

Gloire lui soit rendue !

Jean-Jacques TREZERES