[1 Pierre 5:7]

Qui n’a jamais eu de soucis ? Nous avons tous eu des occasions nombreuses de nous faire du souci. Les soucis ont la fâcheuse tendance à nous occuper l’esprit et à nous rendre malheureux. On peut se faire du souci pour notre famille, nos enfants, notre santé, notre situation financière et même pour des raisons spirituelles. La liste n’est bien sûr pas exhaustive car les sujets d’inquiétudes ne manquent pas ici-bas. C’est la raison pour laquelle l’apôtre Pierre nous exhorte à nous décharger de tous nos soucis sur le Seigneur.

Le Seigneur est en mesure de porter ce qui nous charge actuellement. Jésus a les épaules larges (Luc 15:5). Il n’est pas fragile et il n’est pas inapte à nous écouter. L’homme peut vite saturer à l’écoute de quelqu’un qui se déverse pour évacuer sa souffrance. Je me rappelle d’un pasteur qui me confiait un jour qu’il ne pouvait plus décrocher le téléphone de peur d’entendre encore des choses négatives. Le moindre coup de téléphone lui suscitait des crises d’angoisse. Notre Seigneur n’a aucun problème à entendre les plaintes de celui qui souffre. L’Ecriture nous dit que : « quand un malheureux crie, l’Eternel l’entend, et il le sauve de toutes ses détresses » (Psaumes 34:7). Ce qui est lourd pour nous sera léger pour Lui. Ce qui nous semble être des montagnes, pour nous, au fond n’est rien pour Lui. N’hésitons pas à transférer ce qui pèse lourdement sur notre coeur sur ses solides épaules car il est le Tout-Puissant, entièrement capable de tout supporter. Ne gardons pas un jour de plus ces soucis qui nous rongent intérieurement. Les hommes peuvent ne pas être en mesure de nous écouter mais le Seigneur le sera toujours !

Pour se décharger sur le Seigneur de tous nos soucis, nous devons exercer notre foi (Exode 2:3). Abandonner nos soucis nécessite un acte de foi de notre part. En Égypte, le Pharaon, se sentant menacé par le peuple hébreu qui devenait de plus en plus nombreux, se mit à le réprimer et à le faire souffrir avec cruauté. Le Pharaon infligea au peuple de Dieu un traitement injuste et exigeait de lui un travail fastidieux et ingrat. De plus il ordonna une loi infanticide dans le but d’éliminer tous les enfants mâles. Mais l’Ecriture nous dit qu’un couple du nom de Yokheved et Amram virent que leur fils Moïse était beau et ils le cachèrent pendant trois mois (Exode 2:2). Mais ne pouvant plus le cacher, ils durent fabriquer un caisse de jonc et le laisser aller sur les eaux du Nil. Nous avons là une belle illustration de ce que cela représente le fait de se décharger, sur le Seigneur, de tous nos soucis. Garder l’enfant devenait un souci pesant et mettait en péril le devenir de l’enfant. Finalement ils firent le choix de se décharger de ce « fardeau », en déposant l’enfant sur les « eaux » de la grâce de Dieu. Et nous savons que le Seigneur a honoré leur foi puisque l’enfant sera pris en charge par la fille de pharaon et qu’il grandira en toute sécurité.

Notre adversaire le Diable rôde… (1 Pierre 5: 8) Juste après ce verset qui parle des soucis de la vie, il y a cet avertissement solennel qui nous appelle à la vigilance, à cause de la présence de l’ennemi de nos âmes. Il y a effectivement un lien réel entre le fait d’avoir des soucis, plein la tête et le coeur, et le danger de se faire mordre par l’ennemi. Il est comme un lion rugissant qui manie très bien l’art d’effrayer les enfants du Seigneur. J’ai lu ceci quelque part : « l’intensité du rugissement d’un lion peut atteindre 114 décibels, environ 25 fois plus fort que le bruit d’une tondeuse à gazon. Ce n’est donc pas une coïncidence que ses rugissements puissent être entendus jusqu’à 8 km à la ronde. » Combien de chrétiens ont ouvert la porte au lion rugissant, en laissant les peurs et les soucis les écraser et les fragiliser spirituellement. Il est temps de reprendre le dessus et de faire une pleine confiance au Seigneur. Notre Dieu a vaincu notre adversaire et il a promis qu’il prendrait Lui-même soin de nous et de nos âmes.

Seigneur, en ce jour, aide-nous à lâcher la corbeille (Psaumes 81:6) de nos soucis et à fermer totalement la porte à l’adversaire !

Pasteur Yvan Cassar