Le livre des proverbes dit : « Tous les jours du malheureux sont mauvais, Mais le cœur content est un festin perpétuel »(Proverbes 15:15).

Dans une société qui pousse à la surconsommation, savoir être content de ce que l’on a est un vrai défi ! Nous devons apprendre, avec l’aide de Dieu, à résister aux sollicitations permanentes des publicités et à discerner les choses qui peuvent vraiment combler nos cœurs. Voyons trois sources de véritable satisfaction…

Suis-je content de ma relation avec Dieu et de Dieu lui même ?

La présence de Dieu est la source de tout contentement véritable. Mais est-il possible d’être déçu de Dieu tout en étant un chrétien intègre ? Le prophète Jérémie a écrit à une certaine occasion: « Pourquoi ma souffrance est-elle continuelle ? Pourquoi ma plaie est-elle douloureuse, et ne veut-elle pas se guérir ? Serais-tu pour moi comme une source trompeuse, Comme une eau dont on n’est pas sûr ? » (Jérémie 15:18). Jérémie traversait un désert d’incompréhension et d’insatisfaction. Dieu ne répondait pas à ses attentes profondes. Comme lui, nous pouvons aussi ne pas comprendre les plans de Dieu. Dans ces moments difficiles de prière inexaucée, nous devons apprendre à trouver en Lui seul notre satisfaction et non dans les bénédictions qui viennent de lui. Chaque jour, Dieu désire nous rassasier des eaux merveilleuses de sa compagnie.

Apprenons à apprécier les moments à l’écoute de sa divine Parole qui peut combler notre âme et notre esprit. Les choses d’en bas sont passagères tandis que celles qui viennent d’en haut sont éternelles. Aimons Dieu de façon inconditionnelle !

Suis-je content des gens qui m’entourent ?

Dans mon travail, mon église, ma famille, mon voisinage… ou suis-je souvent en train de me plaindre de mon entourage? Ne considérons pas les gens comme des problèmes mais comme des amis ou des âmes à sauver. Apprenons à regarder notre entourage comme Jésus lui-même le voit. N’attendons pas que les gens soient parfaits pour les aimer et les bénir car il y aura toujours des défauts (plus ou moins gros) chez notre prochain. Nous le savons, rien ni personne n’est parfait ici bas. Alors ne cherchons pas la perfection chez les autres quand elle n’existe pas même en nous. Pour trouver le contentement dans mon cœur, je dois demander à Dieu de me remplir de son amour parfait. L’amour couvre toutes les fautes et nous aide à supporter les faiblesses de ceux qui nous entourent. Sachons toutefois choisir correctement notre environnement proche, afin de nous préserver des relations toxiques.

Suis-je content de ma vie actuelle ?

Mon emploi, mon statut social, ma place dans l’église locale ou suis-je toujours dans la frustration ?? Ma vie est elle conforme à mes désirs et à ceux de Dieu ou suis-je en train de vivre une vie qui ne me ressemble pas ? Beaucoup de gens vivent leur vie au travers de la vie des autres, cherchant constamment à s’identifier ou à se projeter dans un idéal virtuel qui dure parfois l’instant d’un film, d’un spectacle ou d’un événement ! N’oublions pas que la comparaison et l’envie sont nocives pour la santé de notre âme. Il est temps d’arrêter de se comparer si nous voulons être heureux. Il y aura toujours des gens qui nous paraissent être mieux que nous, sans que cela soit vrai pour autant. Nous sommes les artisans de notre vie, ne laissons pas « la comparaison » la limiter ou la diminuer sur la base de critères subjectifs. Il est normal de chercher sa place au début de sa vie chrétienne mais qu’en est-il lorsque c’est toujours le cas au bout de plusieurs années de marche avec le Seigneur?

Dieu souhaite, autant que nous, nous orienter dans la voie de notre vie… Lorsqu’on accomplit notre mission dans la vie, on est content !

Paul a appris le contentement à l’école de la vie et de la souffrance car il puisait sa force en Dieu et en sa volonté. Lorsque nous traversons des moments difficiles, demandons au Seigneur ce qu’il veut nous apprendre…c’est peut-être le contentement qu’il veut placer au fond de notre cœur.

   Pasteur Yvan Cassar