(Juges 8:4)
Il est des moments où continuer le chemin coûte certains efforts. Certaines guerres à mener et certaines étapes à franchir, comme le passage du Jourdain pour Gédéon et ses trois cents hommes, sont extrêmement éprouvantes à tous niveaux. Le mot « fatigue » signifie épuisement, dessèchement et diminution de force. J’imagine ces hommes avoir du mal à marcher et à se tenir debout pour certains. La fatigue et la lassitude sont des états qui peuvent atteindre tout un chacun. Mais la bonne nouvelle, c’est que Dieu est le Dieu du renouvellement. Même si le chemin vers la délivrance et le pays promis peut sembler long parfois. Soyons assurés de l’aide de notre Seigneur.
Les hommes de Gédéon étaient persévérants. Pour pouvoir continuer malgré un grand état de fatigue, nous avons besoin d’être persévérants. La persévérance est une vertu chrétienne et évangélique. Elle est nécessaire pour nous aider à prier, à nous instruire, à rester attachés à nos frères et sœurs et afin de ne pas oublier l’œuvre du Seigneur à La Croix. Nous retrouvons ces principes dès la naissance de l’église, le jour de la Pentecôte (Actes 2:42). Nous avons tous besoin de faire preuve de persévérance pour vivre au mieux la communion fraternelle. Nous pouvons être amenés à supporter le caractère de certaines personnes, pas totalement régénérées par la Grâce de Dieu parfois. Et puis nous-mêmes, nous pouvons aussi être une charge pour notre entourage lorsque nous sommes mal disposés. La souffrance et le mal-être engendrent la mauvaise humeur et peuvent nuire considérablement à la qualité de nos relations. Job disait : « mon humeur est à charge à ma femme » (Job 19:17). Mais même si nous sommes fatigués et sous tension, soyons persévérants car le Seigneur renouvelle nos forces pendant la marche !
Les hommes de Gédéon étaient patients. Lorsque le temps semble long et que nous sommes malmenés dans nos émotions, nous avons besoin de persévérance et de patience. Ce sont deux qualités jumelles mais pas totalement identiques. La patience est une arme qui nous permet de supporter l’insupportable (1 Pierre 4:1). Il y a des choses qui peuvent mettre nos nerfs à rude épreuve. Certaines attentes sont non seulement fatigantes mais aussi stressantes à un haut niveau. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin d’être équipés de « l’armure » de la patience. Cette arme se situe au niveau de la pensée. Ce que nous pensons est déterminant. Car les guerres et les défis nécessitent d’avoir un bon mental, c’est-à-dire une force morale et spirituelle constamment au top niveau. Nous devons vérifier avec soin la qualité de nos pensées. Veillons à entretenir des pensées positives et validées par le Saint-Esprit. Nous ne devons pas imaginer par exemple ou cultiver l’idée que, du fait que nous sommes de « bons chrétiens », nous serons exempts d’épreuves et de difficultés. Les épreuves sont le lot de tout homme et de tout chrétien aimé par le Seigneur. Le fait de le savoir et de l’intégrer dans notre théologie constitue une arme et une force intérieure qui nous aideront à mieux vivre les saisons de désert.
Enfin les hommes de Gédéon étaient des fidèles. C’est quand les choses vont mal que l’on voit qui nous aime vraiment. Il y a des gens qui sont avec vous tant que tout va bien. Mais dès l’instant où vous n’avez plus rien ou pas grand-chose à donner, c’est à ce moment-là que l’on vérifie qui vous aime sincèrement. L’attachement et la fidélité se vérifient dans l’épreuve et les fatigues. Le fils prodigue de la parabole s’est retrouvé seul lorsqu’il eut tout dépensé. S’il avait des amis quand il avait de l’argent, ils ont tous disparus quand il a tout perdu (Luc 15:17) ! L’Ecriture déclare que le véritable ami se montre un frère dans l’épreuve (Proverbes 17:17). En d’autres mots, l’épreuve révèle la fidélité et la réalité des sentiments ou pas… Mais la fidélité se révèle aussi dans le temps. Le temps éprouve tout et même la foi. Il est important d’être fidèle dans l’épreuve et dans le temps. Le temps qui passe et les difficultés ne devraient jamais altérer notre fidélité envers le Seigneur et envers nos engagements à l’égard de sa maison. La fidélité est synonyme de foi dans le Nouveau Testament. Puissions-nous dire avec Paul, jusqu’à la fin de notre pèlerinage terrestre : « j’ai gardé la foi/fidélité » (2 Timothée 4:7). Fatigués et parfois usés mais toujours fidèles ! Ne lâchons pas la main du Seigneur et continuons à marcher avec Lui. Bientôt tous nos maux disparaîtront et un nouveau souffle de l’Esprit viendra nous rafraîchir et nous affranchir de toutes fatigues du jour.