[2 Corinthiens 12:9]
Cette révélation du Seigneur, l’apôtre Paul l’a reçue à un moment de sa vie où il était dans un état de grande faiblesse. Il dira aussi : « quand je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Corinthiens 12:10). Le paradoxe avec Dieu, c’est que notre force se trouve dans la faiblesse. En effet dans les contraintes, nous sommes forcés d’aller vers Dieu pour trouver refuge et secours. Et c’est dans les moments difficiles que nous découvrons les plus beaux trésors de l’Esprit et de la grâce divine. Paul était un homme qui avait un potentiel naturel supérieur à la moyenne mais, à la lumière du Seigneur, il constatera toute la vanité de ses gloires humaines (Philippiens 3:8). Car rien n’est plus beau que de dépendre du Seigneur, pour découvrir en Lui les merveilles de sa grâce suffisante…
Sa grâce est suffisante pour nous donner la vie (Tite 3:7). Dans sa grâce, nous avons la vie, pas seulement la vie biologique mais aussi la vie spirituelle et éternelle (Romains 6:23). Cette vie éternelle a été en nous, dès l’instant où nous avons expérimenté la nouvelle naissance par la foi en Jésus-Christ. En effet, à partir du moment où nous nous sommes repentis de nos péchés et convertis à Dieu, la vie de Christ a été infusée en nous par la puissance de l’Esprit et de la Parole de Dieu. Depuis ce jour, la grâce de la vie ne cesse de couler en nous et au travers de nous. Cette vie est immortelle et transcendera même la mort physique. Quelqu’un a dit avec justesse : « Le chrétien naît deux fois et ne meurt qu’une fois tandis que l’incroyant naît une fois et meurt deux fois ». Cette vie que le Seigneur nous donne est abondante et généreuse. Le chrétien est débordant de vie et de vitalité. Même si son moral peut vaciller parfois, la puissance de la vie de Dieu aura toujours le dernier mot. C’est aussi le miracle de la vie de résurrection. La vie sera toujours plus forte que la mort. Tout ce qui peut vous sembler mort aujourd’hui peut revivre demain, si vous placez votre confiance en Jésus. Roulez la pierre du tombeau du doute et la vie reviendra. Avec Dieu, la fatalité n’existe pas !
Sa grâce est suffisante pour nous délivrer du mal (Romains 7:25). Lorsque nous lisons cet épisode dans l’épître aux Romains où Paul parle à « coeur ouvert » de ce qu’il vit dans son coeur, nous découvrons un homme de Dieu en proie à toutes sortes de luttes contre le mal et le péché (Romains 715). Paul est vrai dans ce texte, il ne joue pas au « super-spirituel ». Il se rend accessible à tous et se montre vulnérable. Il parle en réalité de ce que chacun peut vivre dans son intimité. Mais ce n’est pas tout le monde, pour diverses raisons, qui ose avouer et révéler ses luttes personnelles. Il est encourageant, lorsqu’on vit des tentations, de savoir que d’autres traversent les mêmes choses que nous. Mais la bonne nouvelle, c’est que Paul fut vainqueur dans ses combats intimes. Comment ? Uniquement par la grâce de Dieu. La grâce est le déclencheur de l’espoir et de la victoire pour tous ceux qui luttent dans leur coeur contre le mal. Dans l’épreuve, il nous faut apprendre à compter, non sur nos propres forces, mais sur la grâce de notre Dieu. Il existe une source de grâce qui coule pour abreuver les humbles et ceux qui souhaitent triompher du péché. Cette source, c’est Jésus lui-même qui est venu sur la terre pour nous donner la victoire sur le mal.
Sa grâce est suffisante pour que notre vie trouve un sens (1 Corinthiens 15:10). Le sens se trouve dans l’accomplissement de la volonté de Dieu pour nos vies. Paul a été à l’œuvre grâce à Dieu. Son travail quotidien, il l’accomplissait avec la force et les ressources de Dieu. De la même manière nous avons tous été créés avec une intention du Créateur. L’apôtre Paul parle des œuvres préparées d’avance afin que nous les pratiquions (Ephésiens 2:10). Il est important de faire tout ce que notre main trouve à faire pour le Seigneur, sans attendre nécessairement de grandes révélations (Ecclésiaste 9:10). La grâce nous poussera toujours à être intentionnels et réfléchis. Dieu a fait sa part, nous devons faire la nôtre. Nous pouvons passer à côté d’un grand nombre de bénédictions et de miracles, en attendant passivement que les choses se fassent d’elles-mêmes. La femme à la perte de sang serait morte si elle n’avait pas touché le bord du vêtement de Jésus. Réalisons comment un si « petit » geste eut de « grandes » répercussions… Le peuple serait « encore » en train de trembler dans la vallée des Térébinthes, si David n’avait pas affronté le géant de la peur. Levons-nous pour accomplir son œuvre et nous serons heureux d’avoir fait ce pourquoi le Seigneur nous a créés : l’aimer et le servir !