[Esaïe 49:15]

Dieu n’a pas la mémoire courte. Les êtres humains peuvent vite oublier bien des choses et des gens, mais Dieu ne nous oubliera jamais. Il ne sera jamais frappé d’une panne de coeur. Il ne sera jamais empêché d’aimer car il est Amour. L’Ecriture nous dit que nous sommes gravés sur ses mains (Esaïe 49:16). Il ne pourra jamais nous oublier. Le Seigneur pense à nous lorsque tout le monde nous a oubliés. Le Seigneur pense à nous continuellement et il prie pour nous (Romains 8:34). Même si nos proches et une mère nous oubliaient, Dieu, lui, sera toujours présent à nos côtés, pour nous consoler et nous aider dans les difficultés. Dieu est un Père mais il a le coeur d’une mère (Esaïe 66:13).

Dieu se souvient de nous lorsque nous sommes en difficulté. Noé était depuis des mois dans l’arche et le soleil n’avait pas brillé depuis longtemps. La pluie ne cessait de tomber et l’orage de gronder. L’Ecriture nous dit : Dieu se souvint de Noé…et Dieu fit passer un vent sur la terre, et les eaux s’apaisèrent (Genèse 8:1). Au milieu de cette situation chaotique de jugement mondial, Dieu s’est souvenu de Noé et des siens. Il fit souffler un vent d’apaisement qui calma la fureur des flots. Nous pouvons dire que c’est exactement ce que le Seigneur veut faire dans nos vies. Parfois nous avons l’impression de traverser un déluge de souffrances et de mauvaises nouvelles. Nous sommes comme assaillis de toutes parts et nous nous réfugions dans l’arche de la grâce, de la prière et de la confiance en Dieu. Et puis, un heureux jour, Dieu se souvient de nous et envoie un vent de délivrance et de soulagement. C’est le vent des circonstances qui tourne à notre avantage. Ce qui semblait pénible devient facile et tout rentre dans l’ordre : Amen ! Désormais nous pouvons louer le Seigneur car notre Dieu ne nous laissera pas infiniment dans une situation d’isolement et de contradiction. Le soleil de sa grâce brillera à nouveau et il nous fera vivre, même au milieu de la disette.

Dieu se souvient aussi lorsque nous allons vers lui dans la prière (1 Samuel 1:19). Anne était une femme frappée par le mal de la stérilité. A cette époque, la stérilité était un véritable opprobre et une honte. Mais cette femme, l’amertume dans l’âme, a prié le Seigneur de tout son coeur. (1 Samuel 1:10). Et Dieu l’exauça, en lui donnant un fils du nom de Samuel, nom qui signifie « exaucé de Dieu ». Son combat dans la prière fut rude et long. Mais elle a surmonté les obstacles de l’incrédulité, de la rébellion et du découragement. Elle aurait pu se décourager devant le silence de Dieu et les attaques de sa rivale Penina. Ce récit de la Parole de Dieu nous enseigne à persévérer dans la prière et à croire envers et malgré tout. Le Seigneur est fidèle et juste, et tôt ou tard, il se souviendra de nos prières pour combler nos longues attentes. Ne succombons pas devant les injustices apparentes et les provocations de l’adversaire qui cherche à nous pousser à la faute (1 Samuel 1:6). Le Seigneur se souvient de toutes les prières de ses enfants et même de leurs larmes (Psaumes 56:8). Faisons des prières de foi, avec des coeurs purs, et le Seigneur ouvrira bientôt le ciel de l’exaucement et de l’abondance. Le temps hivernal de la stérilité laissera la place au temps de la joie et de la productivité !

Dieu se souvient de nous enfin pour nous récompenser de nos bonnes œuvres (Actes 10:4). Corneille était un homme pieux et fidèle, qui priait Dieu continuellement et qui faisait beaucoup d’aumônes au peuple (Actes 10:2). Sa foi n’était pas juste théorique. Il avait construit sa maison sur le roc de la mise en pratique de la bonne Parole de Dieu (Matthieu 7:24). Chaque jour, il s’appliquait à faire le bien autour de lui. Nous ne savons pas comment mais nous savons qu’il le faisait de telle manière qu’il était agréable au coeur de Dieu. Faire le bien signifie tout simplement satisfaire les besoins de notre prochain. Pour le bon samaritain, faire le bien fut de s’arrêter et de secourir le blessé du chemin, en lui prodiguant des soins d’urgence (Luc 10:33). Ne soyons pas trop occupés (comme le lévite et le sacrificateur de la parabole), au point de ne plus avoir le temps de s’intéresser aux autres. Trop de gens s’occupent de leurs besoins, de leur maison, de leur famille, de leurs problèmes et n’ont plus la force de regarder ce qui se passe autour d’eux. Il y a tant d’occasions de faire le bien autour de nous. Il y a sans doute quelqu’un aujourd’hui ou demain qui aura besoin de ta prière, de ton conseil, de ton pain ou de ton argent. Ne nous lassons donc pas de faire le bien car un jour le Seigneur nous récompensera de chaque petite action que nous aurons faite en son Nom (Matthieu 10:42)… et il ne nous oubliera pas (Hébreux 6:10) !

Pasteur Yvan Cassar