[Romains 12:21]

Aujourd’hui le monde est engagé dans une « guerre » contre la maladie. Il fait tout pour vaincre le Covid-19, en employant tous les moyens possibles. Comme dans toute guerre, il y a des survivants et des morts hélas. Aujourd’hui ce sont nos anciens, les plus fragiles, qui résistent le moins à ce fléau destructeur. Chaque jour nous entendons parler de mort, de maladie …etc. Il y a donc aussi une guerre psychologique à mener, au milieu de tout cela, pour ne pas se laisser entraîner dans les affres du découragement, de la peur et du doute.

Le découragement guette tous les êtres humains (1 Samuel 17:32). Nous avons tous des passages à vide qui semblent plus compliqués à vivre que d’autres. Nous avons tous des moments d’exaltation où notre coeur est plein de joie et puis nous avons aussi des périodes plus sombres où le découragement semble vouloir s’installer en nous. Nous ne devons pas laisser le découragement nous vaincre. Nous devons nous fortifier dans le Seigneur (Ephésiens 6:10) et faire preuve de courage pour affronter les pensées négatives. Trop souvent, inconsciemment, nous laissons se loger en nous des pensées de mauvaise qualité, qui produisent de la langueur et du découragement. Soyons encouragés aujourd’hui, en regardant à la victoire de Jésus. Le Seigneur nous a dit : « …prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16:33) ! Nous devons donc nous laisser encourager et continuer le chemin, sans crainte et sans peur, car nous suivons un puissant vainqueur. Notre Seigneur a remporté une victoire totale à La Croix, sur tous nos ennemis : le péché, la maladie, le Diable et les démons.

La peur est un ennemi terrible contre lequel nous devons aussi combattre (Genèse 3:10). La peur hante un grand nombre d’hommes, de femmes, d’aînés et d’enfants. Nous sommes dans un pays qui bat, hélas, le triste record de prise d’anxiolytique. Le mal-être et l’angoisse tapissent les murs d’un grand nombre de coeurs dans notre nation. Les chrétiens sont-ils épargnés par ce fléau de la peur ? Il semblerait que non ! Job pouvait dire en son temps : « ce que je crains, c’est ce qui m’arrive » (Job 3:25). Nous comprenons que la peur est un genre de foi inversée. Autant la foi attire la bénédiction et la faveur de Dieu, autant la peur (sans être superstitieux) attire les problèmes et les difficultés. La peur a empêché l’apôtre Pierre de continuer à marcher sur les eaux avec Jésus (Matthieu 14:30). Submergé par des émotions négatives, il a commencé à s’enfoncer dans les eaux de Galilée. De même la peur peut nous empêcher de réaliser nos rêves, si nous ne savons pas la combattre et la vaincre. Pour vaincre la peur, nous devons garder les yeux fixés sur Jésus.

Enfin nous devons combattre le doute. Le doute est notre pire ennemi (Jacques 1:6). Le doute ouvre la porte à la défaillance spirituelle. Le doute s’oppose à la foi et nuit gravement à notre relation avec Dieu. Le doute nous rend instables et stériles spirituellement. Le doute nous empêche même d’être exaucés par Dieu. Le doute nous enferme et nous emmure dans la geôle de l’absence de miracle. Le doute doit être combattu et vaincu par la foi. L’armure du chrétien comprend le bouclier de la foi. Lorsque nous sommes assaillis par l’adversaire, nous devons brandir le bouclier de nos convictions et de notre assurance en Dieu. Nous devons confesser que Dieu est plus grand que nos problèmes et que Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement (Hébreux 13:8). Ne doutons jamais de la présence du Seigneur à nos côtés et de ses capacités à nous aider à vaincre nos puissants adversaires. Sa présence sera toujours là, pour nous accompagner ici-bas, jusqu’à notre dernier souffle, et rien ne pourra jamais nous vaincre, si nous restons fidèles à sa Parole. Puissions-nous dire avec Paul, à la fin de notre pèlerinage terrestre : « j’ai combattu le bon combat, …j’ai gardé la foi » (2 Timothée 4:7) !

Pasteur Yvan Cassar