[1 Samuel 17:32]

Cette Parole du jeune berger David était à l’adresse de toute une armée qui était « confinée » dans la crainte depuis 40 jours. En effet les propos du géant Goliath n’étaient que mépris et intimidation. A la vue de cet homme, le peuple tremblait et n’avait aucune envie de se mesurer à lui. Toutefois si nous considérons l’attitude de David, nous savons qu’il est possible de faire tomber le géant de la peur encore aujourd’hui.

Tout d’abord je note que David voit la même chose que les autres mais sa perspective est totalement différente (1 Samuel 17:26). Là où certains voient un problème, David voit une opportunité pour Dieu, un défi à relever. David voit les choses sous un angle différent de la majorité. En effet il voit avec les yeux de la foi et de la confiance en Dieu. Il n’est pas paralysé par le doute et la peur. Il n’est pas conditionné par son environnement. Il faut dire aussi qu’il vient fraîchement d’être oint par Samuel à la place du roi déchu Saül. Il est encore imprégné de cette expérience spirituelle extraordinaire. L’Esprit du Seigneur est sur lui et sa vision des choses est complètement renouvelée. Il a l’œil vif et empreint d’une sainte hardiesse. La foi voit l’invisible et croit l’impossible ! Savez-vous que le mot « crise » en chinois signifie « opportunité » ? Et si cette crise qui vient de Chine était quelque part une opportunité pour que Dieu se révèle davantage ?

Ensuite je note que David a un esprit combatif (1 Samuel 17:32b). Il n’est pas replié sur lui-même. C’est un homme avec un courage extraordinaire et le désir d’affronter le géant pour le faire taire à jamais. Ce n’est pas de la prétention comme pourrait le croire certains, notamment comme le pensait son grand frère Éliab. Ses expériences du passé prouvent d’ailleurs qu’il est un berger conquérant et combatif. Lorsque les lions et les ours venaient pour dévorer les brebis qui étaient sous sa responsabilité, il n’hésitait pas à les combattre à mains nues. Il n’était pas timoré, plaintif et fataliste. Il maintenait l’équilibre et la santé de son troupeau par ses prises de responsabilité et son esprit courageux et fort. Il menait le bon combat. Sa lutte se dirigeait contre l’ennemi. Aujourd’hui notre combat est spirituel et se mène à genoux, dans la prière de la foi, contre le géant de la maladie et de la peur.

Enfin je note que David a une stratégie de combat qui ne semble pas très convaincante (1 Samuel 17:40). En effet il ira affronter son adversaire avec une armure dérisoire et d’apparence insuffisante mais sa force n’est pas dans ses armes mais dans le Dieu de ses armes. Saül avait peut-être une grande armure mais celle-ci était insuffisante et semble-t-il inadaptée pour le jeune David (1 Samuel 17:38). La Bible dit que nous, enfants de Dieu, ne mettons pas notre confiance dans la chair, c’est-à-dire dans les moyens humains mais plutôt dans les moyens divins (Philipppiens 3:3). De même ce n’est pas le nombre qui fait la différence mais le fait d’avoir Dieu à ses cotés. Les choses de Dieu ne sont pas toujours logiques à vue humaine mais c’est toujours dans le but que Dieu soit glorifié à la fin. On peut sembler parfois dépourvu de moyen naturel mais, si Dieu est avec nous, nous serons à la hauteur des défis qui sont devant nous. 

Alors prenons courage et ne nous laissons pas intimider par le géant de la peur. Avec la « fronde »  de l’évangile et la « pierre » de la foi en Dieu, nous serons plus que vainqueurs en ce jour !

Pasteur Yvan Cassar