[Lamentations 3:22]

Jérémie connaissait une période extrêmement difficile puisque ses pensées et son âme étaient prises dans l’étau du découragement. Son âme était abattue car ses pensées s’orientaient vers des choses complètement négatives : la détresse, la misère, l’absinthe (l’amertume) et le poison. En ces jours de « panique » massive et collective où, pour certains, les nuits se raccourcissent et l’anxiété augmente, y-a-t-il un remède ? Oui bien sûr ! Dieu sera toujours la source de notre espérance, même lorsque tout semble noir et inextricable.

Comme Jérémie le prophète, il est important tout d’abord de réagir dans la foi et de croire qu’en Dieu rien ne s’épuise (Lamentations 3:22). Il y aura toujours auprès de lui les ressources nécessaires pour satisfaire notre âme et nous secourir de bien des façons. Nous ne fatiguerons jamais le Seigneur avec nos requêtes incessantes. L’Ecriture dit même qu’il ne se lasse pas de nous pardonner des milliers de fois s’il le fallait ! On pourra casser la tête d’un juge inique mais jamais celle de notre bon Père céleste. Chaque jour nous aurons, auprès de lui, l’appui et le ressourcement nécessaires si nous savons lui faire confiance. Dieu est illimité en grâce et en bonté, notamment pour ses enfants bien aimés qui marchent avec lui fidèlement et dans la foi.

Ensuite, comme Jérémie, il est important d’aller puiser, au puits de la prière, la portion de force dont nous avons besoin (Lamentations 3:8 ). Trop de gens comptent sur leur propre force. Il suffit de passer par des moments comme ceux que nous vivons actuellement, où l’on est dépassé, pour finalement se tourner vers Dieu dans la prière. Jésus a dit : « heureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux est à eux » (Matthieu 5:3). Il n’y a rien d’humiliant à prier et à reconnaître notre petitesse. Priez même si vous avez le sentiment que rien ne se passe. Pendant un temps, la prière peut sembler stérile comme la semence que nous jetons en terre mais si nous savons l’arroser, parfois de nos larmes mais surtout de notre confiance, demain l’exaucement germera et le fruit de la grâce sera beau. 

Enfin, comme Jérémie, il est important que nous ayons les yeux tournés ou fixés sur sa grande miséricorde (Lamentations 3:32). Quelqu’un a dit que la miséricorde est une corde que Dieu nous jette dans notre misère. Le prophète a justement été jeté dans un puits par de méchants hommes et s’est enfoncé dans la boue du découragement (Jérémie 38:6). L’Ecriture Sainte signale que Dieu va utiliser un homme du nom d’Ebed Mélec pour lui jeter au fond du puits une corde de délivrance ainsi que de vieux chiffons pour éviter l’irritation du frottement de la corde sous ses aisselles. Que de situations où l’on se sent dans le trou sans pouvoir s’en sortir par nous-mêmes ! Mais heureusement la grande miséricorde de notre Dieu est toujours d’actualité pour nous tirer de « nos citernes de souffrance ». Que celui qui est épuisé aujourd’hui aille puiser au torrent de sa grâce qui ne sera jamais à sec !

Pasteur Yvan Cassar