[Juges 6:14]

Cette Parole de l’Eternel, adressée à Gédéon, avait bien sûr pour objectif d’encourager et de propulser l’homme de Dieu dans sa destinée. En ce temps-là, le peuple hébreux vivait sous l’oppression et replié sur lui-même. Madian était cruel et violent à l’égard d’Israël et le temps n’était pas à la fête mais au confinement. Cependant, malgré la noirceur du jour, Dieu a appelé un homme à se lever, pour sortir les Hébreux de cette situation de crise. 

Pour sortir de la crise, il fallait avant tout que Gédéon trouve la paix en Dieu (Juges 6:24). Les circonstances étaient totalement alarmantes mais pour autant Dieu voulait donner la paix à son serviteur. Gédéon va découvrir au travers d’une rencontre personnelle avec l’ange de l’Eternel que Dieu est un Dieu de paix. Il est important que nous ayons la paix car dans ces temps de la fin comment donner ce que nous n’avons pas ou plus ? Plus que jamais notre monde angoissé a besoin de voir des enfants de Dieu calmes et sereins au sein de la tourmente. La paix que Jésus donne n’est pas circonstancielle mais surnaturelle. Elle dépasse l’entendement et la raison. Nous pouvons, par l’œuvre de la grâce et de l’Esprit Saint en nous, être dans la paix au milieu de la tempête. Dieu ne cessera jamais de vouloir nous encourager et nous fortifier à l’heure où nous cherchons par tous les moyens à aller de l’avant. Comme Gédéon, soyons des résistants et continuons à battre le froment de la Parole de Dieu, pour le mettre à l’abri des voleurs d’espoir !

Ensuite pour sortir de la crise, Gédéon a dû renverser les idoles érigées dans le pays (Juges 6:27). Gédéon va devenir en son temps un genre « d’iconoclaste » c’est-à-dire un briseur d’idole. Dans une fameuse nuit, il va renverser et abattre notamment l’autel de Baal. Baal était un faux Dieu qui faisait « la pluie et le beau temps » en ce temps-là en Israël. Ce ne fut sans doute pas facile pour Gédéon car il devait s’attaquer à une croyance familiale qui était bien enracinée dans le pays d’Israël. Gédéon a dû dépasser ses craintes et faire ce que le Seigneur lui demandait. La force du croyant réside aussi et surtout dans une vie sans compromis. L’apôtre Jean exhorte l’Eglise à ce sujet : « …gardez vous des idoles » (1 Jean 5:21). Une idole, c’est tout simplement une chose qui prend trop de place dans nos affections, dans nos cœurs et qui nous empêche d’aimer Dieu comme il faut. N’oublions pas que L’Ecriture dit aussi que  « c’est avec jalousie que Dieu chérit l’esprit qu’il a fait habiter en nous » (Jacques 4:5). Aujourd’hui bien des choses peuvent s’emparer de nos cœurs et tel un bon jardiner, nous devons considérer tout ce qui se passe en nous et veiller à ce que rien de mauvais ne vienne s’y installer.

Enfin pour sortir de la crise, Gédéon a dû apprendre à ne plus compter sur ses propres forces mais uniquement sur la présence de l’Esprit de Dieu (Juges 6:34). Il sera à l’école de la foi et de la dépendance totale envers Dieu. Il n’est pas toujours aisé de faire confiance à Dieu quand tous nos appuis semblent disparaître. Dieu va contraindre Gédéon à aller à la guerre avec peu d’hommes et avec des armes totalement dérisoires (Juges 7). 300 hommes avec des cruches, des flambeaux et des trompettes, voilà les moyens qui seront à sa disposition pour aller en découdre avec l’ennemi. La raison pour laquelle Gédéon devait se dépouiller de ses propres forces était que la gloire ne revienne qu’à Dieu seul (Juges 7:2). Il faut apprendre à lâcher prise et à ne se confier qu’en Dieu. Il y a des moments dans la vie où nous ne contrôlons plus rien et c’est dans ces moments-là que nous devons apprendre à nous reposer entièrement sur le Seigneur. Dieu ne perd jamais le contrôle puisque pas un oiseau ne tombe à terre sans sa volonté et que tous les cheveux de notre tête sont comptés. Croyons que notre Dieu gère tout parfaitement et honorons-le en ce jour par notre foi vivante et dynamique.

Pasteur Yvan Cassar