[Colossiens 3:3]

Dans ces jours de confinement où tout le monde est en quelque sorte obligé de se cacher pour se protéger et pour protéger son semblable, je note dans l’Ecriture qu’il existe une autre manière d’être caché et vraiment protégé. C’est le fait d’être caché en Jésus et donc assurément à l’abri de tout mal et de toute forme d’attaque ténébreuse. Nous pouvons bien être les cibles de l’adversaire et de la maladie mais, cachés dans le Seigneur, nous sommes assurément en pleine sécurité.

Tout d’abord Dieu nous cache à l’ombre de ses ailes. Jésus s’est comparé à une poule qui rassemble ses poussins sous ses ailes (Matthieu 23:37). Une image pleine de douceur et de tendresse qui reflète très bien le coeur de Dieu pour ses enfants bien-aimés en ce moment. Nous voyons aussi, dans le livre de Jérémie, que le Seigneur va cacher son serviteur tandis qu’il était activement recherché à cause du message qu’il donnait, message qui n’était semble-t-il pas suffisamment conventionnel (Jérémie 36:26). Dieu a pris soin d’empêcher les méchants envoyés de mettre la main sur Jérémie. Le Seigneur dit qu’au jour du malheur, il nous mettra à l’abri et que le mal ne nous atteindra pas. Et si celui-ci devait nous atteindre, alors il nous en délivrera ! La Parole dit aussi que le malheur atteint souvent le juste mais que le Seigneur l’en délivre toujours (Psaumes 34:20). Les difficultés sont aussi le lot des croyants mais la différence qu’il y a avec ceux qui n’ont pas Dieu dans leur vie, c’est qu’eux n’ont pas, dans l’épreuve, l’appui et le refuge que nous avons. Bénissons Dieu car il est un abri contre toutes les formes d’intempéries.

Dieu nous cache aussi à l’abri du sang de l’Agneau. Son sang fut un refuge puissant pour les Hébreux lorsque l’ange de la mort a traversé l’Egypte (Exode 12:13). Il suffisait uniquement aux Israélites de marquer les linteaux de la porte de leur maison et d’attendre patiemment à l’intérieur. Ils étaient confinés dans leur maison mais ils n’avaient rien à craindre car leur sécurité reposait non pas sur leur performance « spirituelle » mais sur le sacrifice de l’agneau. De la même manière aujourd’hui, nous n’avons pas à craindre de subir le jugement divin car nous savons que le jugement est déjà tombé sur Jésus, l’Agneau parfait de Dieu, à la Croix du calvaire. Le feu ne peut donc pas passer deux fois au même endroit. Son sang parle encore aujourd’hui et nous dit que nous sommes purifiés, lavés de nos péchés et l’ennemi de nos âmes (l’accusateur des frères) a été vaincu à la croix. Son sang est, pour nous aujourd’hui, une puissance extraordinaire qui fait barrage aux forces du mal qui voudraient nous toucher. Amen !

Enfin Dieu nous cache dans le rocher de sa Présence et de sa providence. Comme Dieu a placé Moïse dans le creux du rocher, c’est ainsi que nous sommes par la foi en Christ (Exode 33:22). En prière dans le lieu secret de notre chambre et en plein rendez-vous avec le Père céleste, nous sommes aussi en pleine sécurité (Mathieu 6:6). Il existe un vrai torrent de rafraîchissement et de renouveau lorsque nous sommes cachés en Lui. Le prophète Elie faisait partie de ces hommes qui avait une vie cachée avec Dieu (1 Rois 17:3). Il se cachait avec Dieu près du torrent de Kerith en attendant en quelque sorte la prochaine étape divine pour sa vie. L’époque était particulièrement sombre et incertaine mais cet homme était au bénéfice de la providence divine, chaque jour. Dieu prenait soin de lui avec « Air Corbeau » qui avait pour mission de trouver de la viande quelque part et de l’amener au serviteur Elie. Caché dans le lieu secret avec Dieu, nous ne manquerons de rien, sa Présence sera à coup sûr le pain et l’eau de notre âme et nous en sortirons revigorés et encouragés.

Restons en ce jour blottis dans le creux du rocher et sachons que, près de lui, nous serons toujours bien gardés comme Abiathar le fut auprès de David ! (1 Samuel 22:23).

Pasteur Yvan Cassar