Il est très facile de perdre de vue notre Seigneur Jésus. Tel un nuage, les préoccupations peuvent nous voiler le soleil de sa Présence. Tel un appétit qui nous attire, les séductions de ce monde peuvent susciter en nous un intérêt coupable. Le but de notre adversaire consiste à s’accaparer notre attention. S’il peut nous bombarder de soucis et de mauvaises pensées, il le fera. Trop souvent nous prêtons le flanc à des pensées négatives qui nous plombent et nous enlisent dans le découragement. Il est temps de sortir de la morosité et de regarder à celui qui nous donne force et courage.
Quand nous regardons au Seigneur, on est joyeux (Psaumes 34:6) ! La concentration de notre esprit sur la personne du Seigneur Jésus nous assure une joie ineffable et glorieuse. Inutile de chercher la joie dans ce monde. Elle est non seulement rare mais aussi de piètre qualité lorsqu’elle nous est offerte. La joie véritable et durable ne se trouve qu’en Dieu et en sa communion. De plus son salut et son service nous offrent beaucoup de joie et de satisfaction intérieure. D’après les scientifiques qui étudient les fonctions cérébrales, le rire (qui est l’expression de la joie) est excellent pour la santé en général. Ne nous en privons pas. Dieu dit : Soyez toujours joyeux (1 Thessaloniciens 5:16) ! Cela est possible car Dieu donne toujours ce qu’il ordonne !
Quand nous regardons au Seigneur, notre foi est renouvelée (Hébreux 12:2). Il est capital, pour surmonter les problèmes de l’existence, de posséder une bonne dose de confiance. Cette confiance nous ne pouvons pas la puiser en nous-mêmes. En revanche elle est disponible en abondance auprès de Dieu. Dieu donne la foi et il l’honore. Dieu aime que nous lui fassions pleinement confiance. Il est un Père aimant qui s’attend à ce que nous nous reposions sur Lui dans les épreuves de la vie. Comme Jésus, apprenons à dormir au milieu de la tempête. Disons avec Paul, au sein même d’un naufrage inévitable : « J’ai cette confiance en Dieu qu’il en sera comme il m’a été dit (Actes 27:25) ». J’ai appris une chose importante : nous ne pouvons pas regarder à deux endroits à la fois. Aujourd’hui choisissons de regarder à Jésus et on se portera à merveille !
Se peut-il qu’un enfant de Dieu ait peur ? En tous les cas, cela est arrivé à David (l’auteur de ce Psaume) et plus d’une fois. D’après l’Écriture, ses fuites devant Saül et les crises familiales l’ont souvent plongé dans la crainte et le désarroi. Son cœur a tremblé bien des fois… Mais Dieu a toujours été son refuge et son appui. Jamais David n’a été abandonné par le Seigneur. Dieu a été fidèle à son égard jusqu’à son dernier souffle.
Ce verset conjugué au présent de l’indicatif évoque l’actualité. Peut-être êtes-vous, vous aussi, actuellement dans la crainte pour une raison précise ? Mais le Dieu de David est aussi le vôtre ! Si, comme David, vous vous confiez en Dieu, vous serez certainement aidés et délivrés. Aujourd’hui et en cet instant vous pouvez expérimenter l’action de celui qui est l’Éternel Présent. Dieu peut pulvériser vos craintes et les changer en assurance par sa puissance. La Bible dit qu’il a le pouvoir de s’assujettir toutes choses (Philippiens 3:21).
La prière nous conduit à la communion avec Dieu. Elle est le moyen par excellence de trouver la paix au sein de la tempête. S’adresser à Dieu avec nos mots et nos cœurs nous introduit directement dans la dimension du « tout est possible ». Évitez de compter sur vous-mêmes et vos semblables. Il y a des moments où le secours ne peut venir que d’En-Haut. Alors ne regardez plus à droite et à gauche mais regardez en haut. Le secours arrive plus vite que vous ne le pensez lorsqu’il vient du Ciel ! Confiez-vous en Dieu et vous ne serez pas déçus (c’est mon expérience).
« Dieu est amour ; celui qui demeuredans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1 Jean 4.16). « Personne n’a jamais vu Dieu ; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amourest parfait en nous » (1 Jean 4.12).
L’une des caractéristiques majeures de l’amour selon Dieu, c’est qu’il est patient (1 Corinthiens 13.4), la patience étant le troisième fruit de l’Esprit, à la suite de l’amour, de la joie et de la paix (Galates 5.22).
Après avoir développé les caractéristiques de l’amour et sa prééminence, l’apôtre Paul nous exhorte à le rechercher, littéralement à le poursuivre. Demeurer impliquede la constance, de la fidélité et de la détermination ; en un mot, de la persévérance.
Demeurer dans l’amour est donc essentiel pour un enfant de Dieu qui désire accomplir sa volonté en vivant ses commandements. C’est ce que recommande Jésus à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi, je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurez dans mon amour, comme j’ai gardé les commandements de mon Père et que je demeure dans son amour. Je vous ai parlé ainsi, afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. Voici mon commandement : Aimez-vous les uns lesautres, comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande » (Jean 15 : 9 – 14).
Toutefois, pour demeurer dans l’amour de Dieu et de Jésus, depuis que le péché est entré dans l’humanité, il faut user de volonté, de patience et de persévérance. « Avant tout, ayez les uns pour les autres un ardent amour, car l’amour couvre une multitude de péchés » (1 Pierre 4.8). « Par amour fraternel, ayez de l’affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenances réciproques » (Romains 12.10). « Supportez-vous les uns les autres et faites-vous grâce réciproquement…Mais par-dessus tout, revêtez-vous de l’amour qui est le lien de la perfection » (Colossiens 3 : 13 – 14).
« Persévérez dans l’amour fraternel » (Hébreux 13.1).
Paroles d’exhortation à la persévérance, d’autant plus fortes que lors des derniers temps précédant l’avènement ou retour du Seigneur, « en raison des progrès de l’iniquité, l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24 : 12 – 13).
« En s’approchant de la fosse, il appela Daniel d’une voix triste. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Daniel, serviteur du Dieu vivant, que tu sers avec persévérance, a-t-il pu te délivrer des lions ? » (Daniel 6.20).
Quels propos de reconnaissance de la part du roi Darius qui qualifie Daniel de serviteur du Dieu vivant et qui précise qu’il le sert avec persévérance !
Et Daniel, par la grâce de Dieu, sortit de la fosse aux lions sans aucune blessure, ce qui poussa le roi à ordonner que dans toute l’étendue de son royaume, on ait de la crainte et de la frayeur pour le Dieu de Daniel.
Pourtant, Daniel servait son Dieu dans un environnement particulièrement hostile et idolâtre, mais sans jamais faiblir dans sa mise à part et sa vie de prière, dès le début de son exil et sa captivité.
Ainsi, lorsque le roi Darius se résolut à faire appliquer le décret selon lequel quiconque adressera des prières à quelque dieu excepté le roi, sera jeté dans la fosse aux lions, Daniel persévéra dans sa consécration et son engagement à servir son Dieu, quoiqu’il en coûte : « Lorsque Daniel sût que le décret était écrit, il se retira dans sa maison… et trois fois par jour, il se mettait à genoux, il priait et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant » (Daniel 6.10).
Alors, tel un vœu de foi, une parole inspirée, quasi-prophétique, le roi dit à Daniel : « Puisse ton Dieu, que tu sers avec persévérance, te délivrer ! » (Daniel 6.16). C’est bien le miracle qui se produisit afin que Dieu soit glorifié, honorant la persévérance de son serviteur.
La persévérance de Daniel a également été remarquée, respectée et même appréciée par le roi. Quant à Daniel, il est écrit qu’il prospéra sous le règne de Darius ainsi que celui de Cyrus le Perse.
Dieu sait que nous avons besoin de persévérance dans le ou les services qu’il nous confie, faisant concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment et qui sont appelés selon son dessein (Romains 8.28).
Ephésiens 5:20 « Rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus–Christ. »
L’action de grâce est un élément important de la prière mais aussi de notre vie d’une manière générale. Depuis que nous sommes tout petits, nos parents nous apprennent à dire merci après avoir reçu un bienfait. En tant que croyants, il est important d’apprendre à dire merci à notre Seigneur pour tous ses nombreux bienfaits manifestés dans nos vies. Ce qui est intéressant de noter, c’est que Jésus rendait grâce non pas après la bénédiction mais avant ! Devant le tombeau de son ami Lazare, Jésus dans la prière exprime sa reconnaissance avant le miracle (Jean 11:41). Il anticipe son action de grâce car il sait que son Père l’exauce toujours. De même nous devrions apprendre à rendre grâce avant l’exaucement de nos prières. La réalité de notre foi en Dieu devrait créer dans nos vies une atmosphère de reconnaissance permanente. Savoir dire merci en tout temps devrait être notre partage y compris lorsque les choses ne sont pas idéales dans nos vies. Si nous attendons que tout soit parfait et que toutes nos prières soient exaucées pour être reconnaissants, nous risquerions d’attendre longtemps. Alors par anticipation et avec foi, soyons reconnaissants envers Dieu et sa fidélité pour tous ses bienfaits à venir. Et puis si nous devions compter toutes ses grâces manifestées dans nos vies, nous n’aurions sans doute pas assez de temps pour nous plaindre. Comme un ancien cantique le dit : « compte les bienfaits de Dieu, mets-les tous devant tes yeux, tu verras en adorant, combien le nombre en est grand ». Bénissons notre Dieu sans cesse comme du temps de l’institution des lévites par le roi David (1 chroniques 16:7). Notre Dieu aime voir et entendre ses enfants qui le louent continuellement et en toutes circonstances.
Matthieu 25:35 « Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli. »
Ce verset extrait d’un sermon de notre Seigneur indique l’importance de manifester des actes de compassion envers les plus démunis. Jésus, dans ce message, s’identifie complètement avec ceux qui n’ont rien ou presque, c’est-à-dire que Jésus « est » ce pauvre qui manque de tout et que trop souvent nous ne considérons pas suffisamment. Ces gestes d’amour et de bienveillance pratique selon notre Seigneur devraient être accomplis d’une façon totalement désintéressée et spontanée. Que ce soit de façon pratique ou surnaturelle, une brebis du Seigneur est engagée corps et âme pour soulager la profonde misère humaine. La souffrance sous toutes ses formes est partout autour de nous. L’injustice sociale grandit de plus en plus dans notre société dite moderne. Il suffit d’avoir les yeux et le coeur ouverts pour y voir l’immensité des besoins. L’Eglise apostolique a toujours eu à coeur de soutenir les plus démunis parmi elle. D’après la règle d’égalité ayant pour fondement l’usage de la manne dans l’Ancien Testament, nous sommes encouragés à partager nos biens avec ceux qui sont dans la précarité (2 Corinthiens 8:13 à 15). De plus n’oublions jamais que le premier commandement est d’aimer Dieu et notre prochain comme nous-mêmes (Matthieu 22:37). Nous ne pouvons pas dire que nous aimons vraiment Dieu que nous ne voyons pas si nous n’aimons pas nos frères que nous voyons (au risque d’être trouvés menteurs). Que le Seigneur renouvelle en nous des entrailles de miséricorde et des coeurs de compassion pour prier pour les « pauvres », mais surtout pour que nous puissions mener des actes concrets de solidarités fraternelles envers le plus grand nombre. C’est alors qu’un jour nous aurons le bonheur et la joie, à notre plus grande surprise, d’entendre un message d’encouragement de la part de notre merveilleux sauveur Jésus-Christ.
Marc 16:15 « Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. »
Ce verset nous rappelle l’importance d’annoncer l’évangile à toute la création. Nous devrions prendre conscience plus que jamais de la nécessité de partager la bonne nouvelle du Salut de Dieu en Jésus-Christ. Chaque âme qui nous entoure, qui n’a pas accepté et reçu Jésus comme son Sauveur et son Seigneur personnel, est encore dans les ténèbres et la condamnation. Le fait de ne pas être un chrétien né de nouveau nous conduit inévitablement à la mort éternelle, c’est-à-dire la séparation éternelle d’avec Dieu. Le ciel et l’enfer sont les deux destinations finales proposées par notre Seigneur à toute créature et il nous convie à choisir la vie. Ce partage de la vie éternelle commence donc par les gens les plus proches de nous, c’est-à-dire les membres de nos familles. Dans nos familles, la meilleure façon d’évangéliser consiste à être remplis du Saint-Esprit, d’amour, de paix, de douceur, de patience, de joie …etc. A partir de là nous pouvons aussi être des témoins dans notre travail, dans notre région, notamment par le témoignage de notre église locale et dans notre pays en fonction de son rayonnement. Comment cela pourra donc se faire ? Par le moyen de la prière et de la puissance du Saint-Esprit. C’est ce que Jésus dira avant de remonter au ciel à ses disciples, le jour de l’ascension : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint–Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1:8). L’Esprit Saint nous est donné, entre autres, pour être des témoins efficaces dans notre génération. Demandons-le sans cesse afin que nous soyons toujours remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu (Ephésiens 3:19). Le Seigneur est bon et il veut exaucer nos prières et honorer notre témoignage dans la vie de tous ceux qui nous entourent. Prions pour que le plus grand nombre soit sauvé mais n’oublions pas d’aller vers notre prochain avec la Parole de Dieu. Quelqu’un a dit : « Prions comme si tout dépendait de Dieu et agissons comme si tout dépendait de nous ».
Actes 19:20 « C’est ainsi que la parole du Seigneur croissait en puissance et en force. »
Ce texte est la conclusion de l’œuvre du Seigneur accomplie par l’apôtre Paul à Ephèse. Cette église a connu l’excellent ministère de la parole d’Apollos qui enseignait avec exactitude en ce qui concerne Jésus mais sans pour autant connaître de véritable croissance. Apollos était sans aucun doute un bon orateur mais il lui manquait l’expérience du baptême du Saint-Esprit (on ne peut jamais conduire les autres plus loin que là où nous sommes nous-mêmes). Quelques temps plus tard, ce groupe de croyants va recevoir Paul qui les conduira dans l’expérience glorieuse du baptême dans le Saint-Esprit. A partir de là les choses vont commencer à bouger : Paul va séparer les disciples de ceux qui ne voulaient pas avancer et les réunir à part, ensuite des miracles de guérison et des délivrances vont se produire de façon glorieuse et étonnante. De plus des hommes et des femmes vont quitter les sentiers de l’occultisme et confesser publiquement ce qu’ils avaient fait. Ainsi, quand la Parole se développe dans une région et dans les coeurs, les signes, les miracles et les conversions se manifestent avec force et puissance. Comprenons que, pour que la Parole se développe, il faut la prêcher sous l’onction de l’Esprit. Nous ne pouvons pas faire l’économie de l’action vivifiante du Saint-Esprit. Le baptême de l’Esprit est une expérience à vivre indispensable pour être des disciples efficaces. Annoncer le message sans l’Esprit est stérile. La Parole et l’Esprit sont indissociables : la Parole est l’épée de l’Esprit, l’Esprit manie parfaitement la Parole. Il se plaît à nous la rappeler dans toutes les circonstances de nos vies, afin que nous sachions comment nous devons répondre et nous comporter. Le Saint-Esprit désire nous conduire dans toute la vérité de la Parole de Dieu. Plus nous laisserons la place au Saint-Esprit et plus la Parole grandira en force, en nous, au travers de nous.
Prions aujourd’hui, Seigneur, que ta Parole croisse en chacun de nous et au travers de nous et que tes oeuvres se manifestent par la puissance du Saint-Esprit !
« Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation, car après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment » (Jacques 1.12).
La tentation étant ni plus ni moins l’incitation à pécher, nous avons donc tous besoin de persévérance dans et face à la tentation. Même si Satan le Tentateur par excellence cherche constamment à nous pousser au mal, que le monde et son esprit nous attire vers tout ce qui peut nous éloigner de Dieu, la source la plus redoutable de tentation est notre propre chair avec ses désirs contraires à ceux de l’Esprit : « Chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise » (Jacques 1.14).
Si le Seigneur ne permet jamais que nous soyons tentés au-delà de nos forces, et s’il prépare le moyen de sortir de la tentation afin que nous puissions la supporter (1 Corinthiens 10.13), il n’en faut pas moins persévéré dans ce domaine.
« L’heure de la tentation » est toujours d’actualité et notre nature est si faible pour y faire face avec nos propres forces. « Veillez et priez, afin de ne pas tomber en tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible », déclare et recommande Jésus à ses disciples endormis à ses côtés dans le jardin de Gethsémané (Marc 14.38). Trois années auparavant, dans la prière du Notre Père, il avait inclus ceci : « ne nous induispas en tentation, mais délivre-nous du malin » (Matthieu 6.13).
L’heure de la tentation va venir sur le monde entier, avertit le Seigneur dans le livre de l’Apocalypse, avec cette promesse faite à l’église de Philadelphie : « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne » (Apocalypse 3 : 10 – 11).
La meilleure façon de persévérer dans la tentation, c’est de garder la parole de Dieu et de Jésus, de veiller et prier, et de croire que Christ lui-même, ayant été tenté dans ce qu’il a souffert, peut nous secourir dans notre faiblesse (Hébreux 2.18). Alors, nous pouvons être sûrs qu’il nous aide à persévérer.
2 Corinthiens 3:18« Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. »
Ce texte pris dans son contexte fait référence entre autres à l’histoire étonnante de la vie de Moïse. Cet homme qui fut appelé l’ami de Dieu a pour le moins eu une histoire extraordinaire (Exode 33:11). Et le fait retenu par l’apôtre est qu’il était rayonnant de gloire après avoir passé du temps avec Dieu sur la montagne (2 Corinthiens 3:7). Son visage était lumineux tant il reflétait la Présence du Seigneur. Pour autant cet homme a eu besoin d’être transformé par le Seigneur. Nous savons qu’il fut un homme à la base impulsif, voire colérique. Nous découvrons qu’avant de fuir en exil quarante ans dans le désert, il tuera un Egyptien à main nue. Cependant après son stage de formation de quarante ans au désert, il deviendra, d’après le témoignage de l’Ecriture Sainte, l’homme le plus doux de toute la terre. Un meurtrier qui est devenu un homme plein de douceur et de patience, c’est forcément l’oeuvre de la grâce. Dieu savait qu’il fallait beaucoup de patience pour supporter le peuple Hébreu qui murmurait sans cesse. Comme pour Moïse, la volonté du Seigneur est de nous façonner à son image afin que nous accomplissions sa mission pour nos vies. Cette ressemblance avec Dieu, nous l’avons perdue depuis la chute en Eden. Donc le Saint-Esprit et la Parole de Dieu travaillent ensemble pour nous transformer et nous faire retrouver l’image que nous avions lorsque nous sommes sortis des mains du créateur en Eden.
Lorsque nous monterons sur la montagne de la rencontre avec Dieu, nous serons au bénéfice des bienfaits de sa Présence et de sa Parole. Ces moments donneront à notre vie un nouvel éclat. Enfin il est important d’indiquer aussi que les déserts et les épreuves de la vie contribuent à notre perfectionnement. Il n’est pas toujours facile d’accepter les coups de cisailles de la vie et de Dieu (Genèse 32:25). Pourtant ils sont nécessaires si nous voulons grandir sans cesse dans notre foi et améliorer notre caractère. C’est aussi cela la sanctification, laisser les déserts et la discipline nous rendre semblables à Jésus, en nous dépouillant de notre ancienne vie « égyptienne » pour entrer dans notre « Canaan de gloire et de victoire ».